
Pour un dirigeant, la data n’est plus un sujet technique. C’est un levier direct de performance, de sécurisation et de valorisation. La maturité data progresse, mais l’écart entre prise de conscience et mise en œuvre reste massif : beaucoup pensent être prêts, peu le sont réellement. Et en cession, cet écart se voit immédiatement.
Une entreprise capable d’expliquer clairement ses données, ses processus et ses indicateurs inspire confiance. À l’inverse, une organisation dépendante d’Excel, de pratiques informelles ou de bases de données non documentées soulève des doutes, allonge les audits et crée mécaniquement une décote implicite.
Une stratégie data efficace n’a pas pour objectif d’être « moderne ». Elle doit réduire les risques, renforcer la lisibilité de l’entreprise et créer un socle de pilotage fiable.
Ce socle est devenu un critère d’attractivité en M&A : il réduit les incertitudes et accélère les échanges avec les investisseurs.
Les entreprises qui réussissent commencent petit, mais utile. Les études récentes montrent que les ROI les plus rapides se situent dans les fonctions support et les opérations.
Ce sont précisément ces cas d’usage qui rassurent un repreneur : ils montrent que l’entreprise maîtrise son fonctionnement réel.
La maturité data n’est plus un « bonus ». C’est un facteur différenciant dans les transactions. Les études sur les deals récents confirment trois effets :
Cette rigueur peut augmenter la valorisation, mais surtout éviter une décote liée à un manque de fiabilité ou à des fragilités opérationnelles.
Les dirigeants sous-estiment souvent la profondeur des faiblesses data. Les audits, eux, ne les ratent jamais.
Travailler ces points en amont d’un projet capitalistique permet de sécuriser la transaction, d’éviter des surprises et d’améliorer la transmissibilité du business.
Faire un état des lieux simple : données disponibles, qualité, usages, compétences, risques.
Mettre de côté l’ambition technologique. Commencer par des usages qui démontrent de la valeur.
Processus, responsabilités, documentation minimale, sécurité. Suffisant pour être lisible.
Pas besoin d’un département data : un référent interne + partenaires experts suffisent souvent.
La data n’est plus un sujet technique : c’est un levier de performance, de sécurité et de valorisation. Les dirigeants qui investissent dans une gouvernance claire, des indicateurs fiables et quelques cas d’usage à ROI rapide renforcent la crédibilité de leur entreprise et facilitent toute opération capitalistique. Ceux qui attendent s’exposent à des risques, des coûts cachés et une décote évitable.
Les données récentes montrent une progression notable de la maturité data mais une exploitation encore très faible dans les PME et ETI. L’écart entre compréhension et mise en œuvre reste important, tandis que la pression réglementaire et cyber s’intensifie. Dans les deals, la gouvernance data devient un marqueur déterminant, influençant la confiance des investisseurs et la valeur. Ces évolutions rendent la structuration data indispensable pour sécuriser les opérations et préparer une cession.
Vos données permettent-elles réellement d’expliquer et d’anticiper votre activité, ou reposent-elles encore sur des pratiques informelles ?
Pourriez-vous démontrer en due diligence d’où viennent vos données, comment elles sont construites et comment vos indicateurs sont calculés ?
Avez-vous identifié trois cas d’usage data à ROI rapide capables de renforcer immédiatement votre pilotage ou votre marge ?
Votre organisation dépend-elle de quelques experts internes pour accéder ou comprendre les données, créant un risque critique en cas de cession ?

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.