
Pour une PME ou ETI en préparation de cession, l’ESG n’est plus un sujet périphérique. Entre 2023 et 2025, la quasi‑totalité des fonds mid-cap intègrent systématiquement une analyse ESG dans leurs due diligences. Cette évolution modifie les négociations : un reporting clair réduit les risques perçus, améliore la confiance et accélère les processus. À l’inverse, un manque de données ralentit ou pénalise la transaction.
La montée en puissance des normes européennes (CSRD, Taxonomie, ESRS) crée un référentiel désormais utilisé par les acquéreurs pour juger de la maturité ESG d’une cible. Les entreprises capables de documenter leurs trajectoires (carbone, social, gouvernance, chaîne d’approvisionnement) apparaissent plus résilientes, ce qui influence directement leur valorisation.
Les investisseurs recherchent des signaux de maîtrise des risques spécifiques par secteur. La matérialité doit donc être focalisée :
Un reporting utile est ciblé : 8 à 15 indicateurs réellement suivis plutôt qu’une « usine à gaz » inutilisée.
Les investisseurs attendent des données fiables, datées et traçables. Trois blocs sont systématiquement demandés :
Objectif : produire un dossier vérifiable, facilement intégrable dans la data room, évitant les zones d’ombre qui ralentissent la due diligence.
Les repreneurs pénalisent les données inconsistantes ou non justifiées. Pour sécuriser le reporting :
La fiabilité des données devient un avantage compétitif lors de la négociation.
Les fonds n’attendent pas la perfection : ils recherchent une trajectoire crédible. Intégrez l’ESG dans vos comités opérationnels et conservez une trace de vos décisions et progrès.
Un reporting vivant (objectifs, résultats, plans d’action) rassure davantage qu’un document figé produit uniquement pour la cession.
Ces éléments peuvent améliorer la compétitivité de la cible, limiter les renégociations, et réduire les risques de décote.
Ces signaux entraînent rallongement du process et renégociations, voire abandon du deal.
L’objectif n’est pas la conformité totale immédiate mais la crédibilité. Une base simple, sincère, mise à jour et traçable est plus valorisante qu’un dossier exhaustif mais théorique.
Le reporting ESG n’est plus un exercice RSE : c’est un levier direct de valorisation, de crédibilité et d’accélération lors d’une cession. Les entreprises capables d’apporter des données fiables et un pilotage réel réduisent les risques perçus et renforcent leur attractivité. L’enjeu n’est pas la perfection, mais la cohérence, la transparence et la préparation anticipée.
Depuis 2024, la CSRD, les normes ESRS et l’extension de la Taxonomie ont profondément transformé les attentes des investisseurs. Les données ESG demandées aux PME/ETI deviennent plus standardisées, et les due diligences ESG sont désormais présentes dans plus de la moitié des opérations. Cette évolution rend indispensable un reporting lisible et traçable pour éviter décotes, retards ou abandons de deals.
Elle révèle si votre démarche est stratégique ou générique. Plus elle est sectorielle, plus elle renforce votre valorisation.
La traçabilité détermine la confiance et la fluidité des due diligences.
Un pilotage actif rassure davantage qu’un reporting statique.
Les investisseurs veulent voir une dynamique mesurable, non un état des lieux figé.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.