
Pour beaucoup de dirigeants, la croissance révèle un problème silencieux mais critique : l’entreprise dépend encore trop de la personne du fondateur. Les décisions remontent toutes au sommet, les managers manquent d’autonomie, et la performance devient imprévisible. Structurer ses relais managériaux n’est donc pas seulement une question d’efficacité interne : c’est un déterminant direct de la valeur de l’entreprise et de sa transmissibilité.
Dans un contexte 2023–2025 marqué par l’incertitude économique, la baisse de la visibilité et le recul des investissements, les organisations les plus résilientes sont celles capables de fonctionner sans centralisation extrême. Les acquéreurs renforcent leurs exigences : gouvernance robuste, reporting fiable, managers autonomes, processus décisionnels clairs.
Une entreprise où tout dépend du dirigeant est perçue comme risquée, donc décotée. À l’inverse, une structure où les relais managériaux tiennent réellement l’opérationnel inspire confiance et réduit le risque post-acquisition.
Le « plafond de verre » n’est jamais le fruit du hasard : il provient d’un déficit d’alignement entre responsabilités, compétences et processus décisionnels.
La structuration managériale ne consiste pas à ajouter des couches hiérarchiques : elle vise à redistribuer l’autorité là où elle crée de la vitesse, de la qualité et de la fiabilité.
Un manager devient autonome quand il a : la compétence, l’autorité, les outils, et un cadre clair. Sans ces quatre éléments, il restera dépendant du dirigeant.
Une organisation transmissible est une organisation documentée, incarnée et pilotable sans la présence quotidienne du dirigeant.
Les acquéreurs et investisseurs 2024–2025 analysent la profondeur du management et la capacité de l’entreprise à fonctionner sans son dirigeant. Une gouvernance faible ou une dépendance forte entraîne une décote implicite car le risque de rupture post-acquisition augmente.
A contrario, une structure où les managers prennent des décisions clés, où le pilotage est régulier et où les processus sont documentés est perçue comme plus sûre. Le repreneur peut alors se concentrer sur la croissance, non sur la réparation.
Réduire la dépendance au dirigeant n’est plus un simple enjeu de confort : c’est une condition de valorisation, de résilience et de transmissibilité. En structurant les rôles, en donnant de l’autonomie aux managers et en renforçant les processus de pilotage, vous créez une entreprise qui fonctionne, performe et rassure — aujourd’hui comme lors d’une cession.
Les données récentes montrent une fragilisation des PME liée à l’incertitude économique et à la contraction des investissements depuis 2023. Dans ce contexte, les acquéreurs 2024–2025 renforcent leur exigence en matière de gouvernance et d’autonomie managériale. Les dirigeants doivent donc accélérer la structuration de leurs relais, car une organisation dépendante du fondateur est désormais perçue comme un risque majeur, susceptible d’entraîner une décote et de ralentir une transaction. Ce contexte rend la professionnalisation managériale non seulement utile, mais indispensable.
Une réponse honnête révèle le niveau réel de dépendance au dirigeant et le risque perçu par un repreneur.
Si les décisions reviennent systématiquement au dirigeant, la structure managériale est un point de fragilité immédiat.
La documentation est la condition de la continuité opérationnelle et du transfert de savoir-faire.
Le reporting, les rituels managériaux et la gouvernance structurée démontrent la maturité de l’organisation.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Coraline Thieller est partenaire chez Scale2Sell, où elle pilote la mise en place et l’organisation de l’assistanat au sein des entreprises accompagnées.Spécialiste des opérations et de la structuration des fonctions support, elle aide les dirigeants à déléguer efficacement, à fluidifier leur quotidien et à se recentrer sur leur rôle stratégique.
Avant de rejoindre Scale2Sell, Coraline a accompagné de nombreuses startups et PME dans leur structuration interne, en s’appuyant sur une approche à la fois humaine, pragmatique et orientée résultats.
Réactive, bienveillante et ultra opérationnelle, Coraline est la garante d’une assistante qui devient un vrai levier de performance.
Maman de 2 garçons de 15 et 5 ans, Coraline est basée à Aix en Provence