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La gouvernance d'entreprise n’est plus réservée aux seules grandes structures ou sociétés cotées. Dans un contexte de croissance rapide, de structurations ou d’ouverture future du capital, PME et ETI doivent repenser leurs instances de gouvernance pour maximiser leur valeur, sécuriser leurs trajectoires et rester agiles. Au-delà du conseil d’administration ou du comité de direction classique, on observe l’émergence de “growth boards” (comités dédiés à la croissance) et de comités projet multifonctions, répondant à des besoins spécifiques d’alignement et de pilotage.
Pourquoi changer ?
Un growth board vise à accompagner le dirigeant et ses équipes sur les enjeux de croissance : arbitrages stratégiques, déploiement commercial, innovation, intégration post-acquisition, gestion des priorités… Son fonctionnement s’inspire des meilleures pratiques de gouvernance tout en favorisant l’agilité et la prise de décision rapide. Les comités projet, quant à eux, rassemblent des talents transverses autour d’une problématique ou d’une démarche transformatrice (digitalisation, structuration des process, expansion internationale…).
La composition de ces instances conditionne leur efficacité. Il est crucial d’éviter deux écueils fréquents : ne rassembler que des profils internes (risque d’entre-soi) ; introduire trop de figures “prestige” déconnectées du terrain. Les membres doivent :
Attention : la taille idéale reste réduite (4 à 7 personnes), sinon l’instance se transforme en chambre d’enregistrement.
Risque à éviter : calquer une gouvernance de grand groupe, trop rigide ou procédurale, qui pénalise la réactivité et n’apporte pas de valeur au quotidien. Parfois, moins de structures… c’est plus de performance !
Des KPIs bien choisis permettent de donner du sens au travail du board ou du comité projet :
En préparation d’une cession ou levée, ces éléments rassurent les investisseurs ou acquéreurs sur la solidité et la prévisibilité de l'entreprise.
La forme et la fréquence des boards/comités doit rester évolutive, selon les cycles de vie de l’entreprise (accélération, stabilisation, pré-cession, post-acquisition). La gouvernance n’est pas figée : elle s’adapte aux besoins du moment. Refuser d’ajuster ses instances par crainte de “perdre le contrôle” est une erreur fréquente des dirigeants : garder la main ne signifie pas tout décider seul, mais piloter l’évolution du cadre de gouvernance au service de la stratégie d’entreprise.
En repensant la gouvernance d'entreprise à travers des growth boards et comités projet, une PME/ETI se donne les moyens d’accélérer la croissance, de déléguer efficacement et de rassurer futurs acquéreurs ou investisseurs. L’essentiel : privilégier agilité et pertinence, garder les instances à taille humaine et les adapter avec pragmatisme au fil des enjeux. Que faire dès maintenant ? Interrogez votre organisation : vos boards et comités apportent-ils vraiment de la valeur ? Sont-ils préparés à accompagner les mutations futures ? La capacité à se réinventer dans la gouvernance fait la différence sur le marché ou lors d’une cession.