
Un audit bien mené n’est pas un exercice de conformité : c’est un outil de valorisation. Dans les mois précédant une cession, il permet de réduire les risques perçus par les repreneurs, de renforcer la transférabilité de l’entreprise et d’augmenter la clarté stratégique. Plus les points de fragilité sont traités en amont, plus la négociation devient fluide et la valeur défendable.
L’audit devient alors un levier pour : sécuriser la due diligence, anticiper les objections, démontrer la robustesse opérationnelle et prouver que l’entreprise est « scalable » sans son dirigeant.
L’objectif n’est pas d’auditer tout, mais d’auditer ce qui influence directement le prix, la confiance et la transférabilité. Cela implique d’identifier : les dépendances critiques, les risques opérationnels ou humains, les zones qui fragilisent les multiples, les éléments susceptibles de créer des réajustements de prix.
Un repreneur challenge systématiquement : stabilité des revenus, fiabilité de la donnée, maturité des process, continuité managériale. L’analyse doit donc croiser documents, entretiens et signaux faibles afin d’identifier ce qui pourrait ralentir ou complexifier une due diligence.
La cartographie des forces et faiblesses permet de mettre en lumière : les atouts différenciants qui justifient la valeur, les zones de risque à corriger avant la mise en vente, les éléments qui améliorent la lisibilité du business model. Une entreprise lisible et pilotable est toujours valorisée plus haut.
Les plans d’actions issus de l’audit doivent avoir un impact direct sur la perception du risque : professionnalisation de la gouvernance, fiabilisation des processus, renforcement du middle management, mise en ordre documentaire, clarification du reporting financier et opérationnel. Le but : rendre l’entreprise « investissable » et réduire les zones d’incertitude pendant les négociations.
Un audit préparatoire à la cession n’est pas un diagnostic passif, mais un accélérateur de valeur. Il rend l’entreprise plus lisible, plus robuste, plus transférable et donc plus attractive. Pour un dirigeant souhaitant céder dans les 12 à 36 mois, c’est l’outil le plus efficace pour anticiper les objections et maîtriser la négociation.
Elle permet d’identifier les dépendances, faiblesses organisationnelles ou zones d’opacité qui deviennent des leviers de négociation pour les acheteurs.
Elle révèle le niveau de dépendance au dirigeant et les efforts nécessaires pour rassurer les repreneurs sur la continuité.
Elle clarifie la qualité de la donnée, un enjeu critique en due diligence : fiabilité, traçabilité, cohérence.
Elle met en lumière les optimisations prioritaires à impact direct sur la valeur perçue.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.