
En 2025, les investisseurs PME/ETI sont plus sélectifs : ils privilégient les entreprises capables de démontrer une structuration solide, un pilotage fiable et une capacité d’exécution maîtrisée. La préparation en amont n’est donc plus un « plus », mais un prérequis stratégique pour éviter les remises de prix, les délais, ou les désistements en due diligence.
Le marché reste actif mais exigeant : les fonds français ont investi 36,9 milliards d’euros en 2024 et levé près de 39 milliards. Pourtant, les opérations se concentrent sur les dossiers les mieux préparés, avec une montée nette des exigences en reporting, gouvernance et documentation. L’objectif de la transformation pré‑levée est clair : réduire l’incertitude perçue, renforcer la confiance de l’investisseur et sécuriser la valorisation.
La première attente des investisseurs est la lisibilité. Cartographier vos processus, identifier les dépendances critiques et formaliser les responsabilités réduit le risque perçu. Plus une zone grise subsiste, plus la valorisation s’expose à être revue à la baisse. Dans un marché où les acheteurs sont prudents, la transparence opérationnelle devient un avantage.
Les due diligences 2025 sont plus lourdes, en particulier côté finance et ESG. Un reporting mensuel robuste, la traçabilité des choix, des fiches de poste à jour et une documentation contractuelle complète permettent d’accélérer l’audit et d’éviter les ajustements défavorables. Les fonds attendent désormais un pilotage prédictif, pas seulement descriptif.
L’entrée d’investisseurs implique un partage du pouvoir. Un pacte d’actionnaires clair, des comités définis et un schéma de délégations lisible rassurent sur la capacité de l’entreprise à exécuter son plan. Les investisseurs cherchent des organisations où les décisions sont rapides, documentées et alignées avec la stratégie.
La plupart des tensions après levée viennent d’un défaut d’anticipation. Travailler en amont les attentes de sortie, les plans d’intéressement, l’horizon stratégique et les priorités d’investissement évite les frictions internes et renforce la crédibilité du dossier.
Le dirigeant reste le premier critère d’évaluation. Les investisseurs cherchent un leadership capable de combiner vision, rigueur et ouverture au changement. Montrer sa capacité à professionnaliser l’organisation sans la bureaucratiser est un signal clé.
Les fonds privilégient les dirigeants capables d’intégrer rapidement de nouvelles demandes : reporting renforcé, points de pilotage plus fréquents, discipline financière accrue, attention aux enjeux ESG. Une préparation proactive démontre la maturité du management.
Dans un marché où les volumes d’opérations baissent mais où la valeur se concentre sur les entreprises les mieux structurées, ignorer les signaux faibles coûte cher. Les principaux risques sont : documentation incomplète, reporting fragile, délégations floues, communication trop artisanale, tensions internes ou posture défensive vis‑à‑vis des investisseurs.
La préparation à l’entrée d’investisseurs repose sur trois leviers : un pilotage irréprochable, une gouvernance lisible et un dirigeant capable d’incarner une transformation maîtrisée. Dans un marché plus exigeant, les entreprises les mieux structurées captent la valeur. C’est cette maturité opérationnelle qui sécurise la levée et accélère le passage à l’échelle.
Le contexte 2024‑2025 est marqué par une sélectivité accrue : baisse des volumes tech, durcissement des due diligences, montée des attentes en ESG et concentration des investissements sur les entreprises les mieux structurées. Les dirigeants doivent donc anticiper davantage la formalisation, la gouvernance et le pilotage pour éviter remises de prix et rallongement des processus.
Un reporting prédictif rassure l’investisseur car il montre votre capacité à anticiper et à exécuter. S’il n’est pas fiable ou trop sommaire, la valorisation est fragilisée.
Les investisseurs évaluent immédiatement la clarté des responsabilités. Une gouvernance floue signale un risque opérationnel.
Les dépendances, la documentation incomplète ou les processus non formalisés deviennent des obstacles majeurs en due diligence.
La capacité à accepter un niveau de discipline et de pilotage plus élevé est un facteur clé pour rassurer un investisseur.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Sandrine Montel est Partner Finance chez Scale2Sell. Elle accompagne les dirigeants dans la structuration de leur pilotage financier, la maîtrise de leur rentabilité et la préparation aux grandes étapes de transformation : accélération de la croissance, levée de fonds ou cession.
Avec plus de 20 ans d’expérience en direction financière dans des PME et ETI, Sandrine combine une approche stratégique, une capacité d’analyse pointue et une forte orientation terrain. Elle a accompagné de nombreuses entreprises dans la mise en place d’outils de gestion performants, le dialogue avec les investisseurs, ou encore la sécurisation de leur trésorerie dans des phases critiques.
Chez Scale2Sell, elle agit comme un véritable bras droit financier des dirigeants, en les aidant à prendre des décisions éclairées, fiables et tournées vers la création de valeur.
Sandrine croit profondément que la rigueur financière n’est pas une contrainte, mais un moteur de sérénité et d’impact pour les dirigeants.
Elle vit entre Lyon et Bordeaux, et partage son énergie entre ses missions de conseil, l’accompagnement de jeunes talents de la finance… et son potager bio, qu’elle cultive avec autant de méthode que ses plans de trésorerie.

Coraline Thieller est partenaire chez Scale2Sell, où elle pilote la mise en place et l’organisation de l’assistanat au sein des entreprises accompagnées.Spécialiste des opérations et de la structuration des fonctions support, elle aide les dirigeants à déléguer efficacement, à fluidifier leur quotidien et à se recentrer sur leur rôle stratégique.
Avant de rejoindre Scale2Sell, Coraline a accompagné de nombreuses startups et PME dans leur structuration interne, en s’appuyant sur une approche à la fois humaine, pragmatique et orientée résultats.
Réactive, bienveillante et ultra opérationnelle, Coraline est la garante d’une assistante qui devient un vrai levier de performance.
Maman de 2 garçons de 15 et 5 ans, Coraline est basée à Aix en Provence