
La transition post-cession est l’étape la plus sous-estimée par les dirigeants… et pourtant celle qui concentre la majorité des risques sur la valeur réellement captée lors de la vente. Une transmission mal orchestrée peut détruire en quelques semaines ce que la négociation a mis des mois à construire. À l’inverse, une transition maîtrisée augmente la probabilité d’atteindre les conditions prévues dans la LOI, réduit l’exposition du cédant et sécurise les 100 premiers jours du repreneur.
Après la cession, deux dynamiques se croisent : le cédant cherche à transmettre sans s’exposer inutilement, et le repreneur veut stabiliser rapidement l’organisation pour confirmer sa thèse d’investissement. C’est ce décalage naturel qui génère la majorité des tensions et erreurs opérationnelles.
Identifier ces risques tôt permet de préparer une transition qui protège la valeur… et la réputation du dirigeant sortant.
La transition ne démarre pas après la vente : elle se négocie dans la LOI. C’est le moment où se fixent les engagements du cédant, la durée d’accompagnement, l’accès aux équipes, et les modalités de transfert des relations clés.
Le repreneur industriel veut intégrer ; le repreneur financier veut stabiliser et accélérer. Les méthodes ne sont pas les mêmes.
La clé : transférer le pouvoir, les relations et les savoirs sans se retrouver en soutien éternel.
Pour le repreneur, les 100 premiers jours sont le moment où se confirment — ou se dégradent — les signaux faibles observés en due diligence.
Une transition post-cession réussie n’est jamais le fruit du hasard. Elle repose sur une anticipation précise, un alignement clair dans la LOI, un plan opérationnel robuste et une communication maîtrisée. Les dirigeants qui structurent efficacement la transmission — tout en réduisant leur propre dépendance — maximisent leur valeur captée et sécurisent l’avenir de l’entreprise. Préparer cette phase, c’est transformer la cession en véritable réussite pour toutes les parties.
Cette question révèle le niveau de dépendance au dirigeant et la probabilité que certains mécanismes contractuels (earn-out, garanties) deviennent risqués après la cession.
La réponse indique la robustesse du transfert commercial et la capacité du repreneur à stabiliser l’activité dans les 100 premiers jours.
Elle clarifie si les rôles, limites d’intervention et risques opérationnels sont suffisamment cadrés pour éviter des dérives.
Elle éclaire la faisabilité du business plan post-cession et l’alignement entre les attentes contractuelles et la réalité opérationnelle.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.