
La donnée n’est plus un atout réservé aux grands groupes. Pour une PME ou une ETI en croissance, la gouvernance de la donnée devient un levier stratégique de pilotage, d’alignement des équipes et de préparation à une cession. Les attentes des acquéreurs ont évolué : la qualité de l’information, sa traçabilité et son usage dans la prise de décision pèsent lourd lors de l’évaluation d’une entreprise. Sans structure dédiée, le risque est de confondre reporting opérationnel, indicateurs de valorisation et vision stratégique – au détriment de la maîtrise et de la confiance au moment des négociations.
Avant de structurer le board, clarifiez le 'pourquoi' : s’agit-il de fiabiliser le reporting ? D’anticiper les besoins d’un processus de cession ? De sécuriser la valorisation financière ? Cartographiez les besoins métiers (finances, commerce, RH, production) et les attentes des futurs investisseurs ou acheteurs.
Un board data-driven efficace n’est pas un club de data scientists. Il doit rassembler :
Attention à ne pas céder au fétichisme de la donnée ou au tout digital. Un board data n’a de sens que s’il est ancré dans la stratégie réelle de l’entreprise, avec un objectif de création de valeur mesurable. Une structure trop lourde, ou trop « tech », peut entraîner des coûts cachés, des lenteurs, voire une perte d’agilité. Enfin, la confidentialité et l’éthique doivent rester un fil rouge : la valorisation d’une entreprise ne se résume pas à la quantité de data partagée mais à sa capacité à éclairer une vision, justifier une trajectoire et sécuriser un repreneur ou un investisseur.
Structurer un board data-driven crédible, c’est mettre la donnée au service de la décision, du pilotage et de la valorisation. Ni gadget, ni usine à gaz : un board efficace doit coller à vos enjeux métier, anticiper les attentes des parties prenantes et préparer la transmission d’un capital data exploitable. La méthode gagnante ? Aligner gouvernance, outils, profils, et documentation, sans céder à la frénésie de la data pour la data. Le défi commence par une question simple : à quoi la donnée doit-elle vraiment servir dans votre trajectoire d’entreprise ?

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Thibault Garnier est Partner Technologies chez Scale2Sell. Il accompagne les dirigeants dans la structuration de leur architecture technique, le pilotage de leurs projets digitaux stratégiques et la montée en maturité de leurs équipes tech & produit.
Ancien CTO dans des scale-ups et des PME industrielles en transformation, Thibault a passé plus de 15 ans à construire, faire évoluer et sécuriser des systèmes d’information complexes. Il intervient aujourd’hui aux côtés de dirigeants qui veulent reprendre la maîtrise de leur stack technique, fiabiliser leur roadmap produit, ou accélérer leur digitalisation sans perdre en agilité.
Chez Scale2Sell, Thibault joue un rôle de traducteur entre les enjeux business et les solutions techniques. Il challenge les prestataires, cadre les décisions structurantes et permet aux dirigeants de garder la main sur les choix technos tout en déléguant sereinement leur mise en œuvre.
Thibault croit profondément que la technologie n’a de valeur que si elle sert la vision de l’entreprise et les usages réels du terrain.
Il vit à Nantes, adore les process bien huilés, les plateformes robustes et… les bateaux à voile, qu’il considère comme les systèmes d’information de la mer : tout doit être fiable, réactif et simple à maintenir en condition réelle.