
Beaucoup de dirigeants entendent parler de “valorisation pré-monnaie” et “post-monnaie”, souvent lors d’une levée de fonds ou d’une opération d’ouverture du capital. Pourtant, ces deux notions restent floues pour une majorité d’entrepreneurs, alors qu’elles influencent directement la dilution, les négociations et la perception de la valeur réelle de l’entreprise. Cet article a pour objectif de clarifier, avec simplicité, la différence entre ces deux concepts et d’aider chaque dirigeant à y voir plus clair avant une opération capitalistique.
La valorisation pré-monnaie (pre-money) correspond à la valeur de l’entreprise avant l’arrivée de nouveaux capitaux.
La valorisation post-monnaie (post-money) correspond à la valeur de l’entreprise après l’investissement, donc pré-monnaie + montant investi.
Autrement dit : pre-money = valeur actuelle ; post-money = valeur après l’opération. La différence entre les deux sert notamment à calculer la dilution des actionnaires historiques.
Dans la pratique, la confusion vient souvent du fait que certains investisseurs parlent spontanément en post-monnaie, tandis que les dirigeants pensent plutôt en pré-monnaie. Or, l’écart entre les deux peut totalement changer la perception du “deal”.
Par exemple, si un investisseur annonce “votre entreprise vaut 4 millions”, il faut immédiatement demander : “en pre-money ou en post-money ?”. Une différence d’un million lié à l’investissement peut modifier la dilution de manière significative.
Chez Scale2Sell, nous observons souvent que les dirigeants confondent la valeur de leur entreprise avec la valeur “gonflée” par le montant du financement. Pourtant, ce sont deux choses différentes : le financement ne crée pas de valeur intrinsèque, il modifie simplement la structure du capital.
Pour une PME ou une ETI, notamment lors d’une première ouverture de capital, bien comprendre cette nuance permet :
Dans les dossiers que nous accompagnons chez Scale2Sell, cette clarification est souvent l’un des premiers sujets à aborder avant même d’entrer dans les discussions de valorisation.
Voici une méthode simple, accessible à tout dirigeant, pour analyser rapidement la différence entre pre-money et post-money dans son propre contexte.
C’est la base de la valorisation pre-money. Elle doit se fonder sur les fondamentaux : performance passée, potentiel, marché, risques, dépendances, gouvernance, etc.
Le post-money dépend directement de ce montant. Plus l’investissement est élevé, plus la post-money augmente… mais la valeur intrinsèque de l’entreprise (pre-money) reste inchangée.
La dilution se calcule simplement : montant investi / valorisation post-money. Cela permet d’anticiper la part des nouveaux actionnaires et l’impact pour les actionnaires historiques.
Une bonne valorisation post-money doit permettre à l’entreprise d’être correctement capitalisée après l’opération, sans fragiliser son équilibre actionnarial.
C’est une question simple, mais elle évite 80 % des malentendus en négociation.
Comparer 2–3 hypothèses permet de visualiser l’impact réel des entrées au capital. Cela aide à prendre une décision plus rationnelle et moins “émotionnelle”.
Une entrée au capital n’a de sens que si elle aligne besoin financier, rythme de croissance et gouvernance future. L’expérience terrain de Scale2Sell montre que c’est cet alignement qui marque la réussite d’une opération.
La différence entre valorisation pré-monnaie et post-monnaie est simple dans son principe, mais déterminante dans la pratique. La pre-money reflète la valeur réelle de l’entreprise avant l’investissement. La post-money représente sa valeur après l’injection de capitaux. Bien maîtriser ces notions permet de mieux négocier, de mieux anticiper la dilution et de prendre des décisions stratégiques plus éclairées.
Chez Scale2Sell, nous accompagnons les dirigeants pour structurer leur entreprise, réduire les angles morts et rendre la société réellement désirable aux yeux des acquéreurs. Parce que nous pensons qu'une société ne se vend pas, elle s'achète.
Analyse stratégique : Comprenez-vous clairement la valeur intrinsèque de votre entreprise avant toute injection de capital ? Votre réponse révèle votre capacité à négocier sereinement et à éviter des malentendus coûteux.
Analyse stratégique : Savez-vous mesurer en amont l’impact réel de la dilution sur la répartition du capital ? Cette réflexion indique votre maturité sur la gouvernance future et la stabilité actionnariale.
Analyse stratégique : Avez-vous défini précisément l’usage des fonds recherchés ? Cela permet d’évaluer si le financement est un véritable levier stratégique ou une simple solution de trésorerie.
Analyse stratégique : Comparez-vous systématiquement plusieurs scénarios (montant levé, valorisation, dilution) avant de prendre une décision ? C’est un marqueur fort de maîtrise des opérations capitalistiques et de pilotage long terme.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Sandrine Montel est Partner Finance chez Scale2Sell. Elle accompagne les dirigeants dans la structuration de leur pilotage financier, la maîtrise de leur rentabilité et la préparation aux grandes étapes de transformation : accélération de la croissance, levée de fonds ou cession.
Avec plus de 20 ans d’expérience en direction financière dans des PME et ETI, Sandrine combine une approche stratégique, une capacité d’analyse pointue et une forte orientation terrain. Elle a accompagné de nombreuses entreprises dans la mise en place d’outils de gestion performants, le dialogue avec les investisseurs, ou encore la sécurisation de leur trésorerie dans des phases critiques.
Chez Scale2Sell, elle agit comme un véritable bras droit financier des dirigeants, en les aidant à prendre des décisions éclairées, fiables et tournées vers la création de valeur.
Sandrine croit profondément que la rigueur financière n’est pas une contrainte, mais un moteur de sérénité et d’impact pour les dirigeants.
Elle vit entre Lyon et Bordeaux, et partage son énergie entre ses missions de conseil, l’accompagnement de jeunes talents de la finance… et son potager bio, qu’elle cultive avec autant de méthode que ses plans de trésorerie.