
Pour beaucoup de dirigeants, la question du type d’acquéreur est l’une des plus structurantes lorsqu’ils envisagent une transmission. Faut‑il vendre à un industriel du secteur ou à un fonds d’investissement ? Les deux options sont valables, mais elles n’impliquent pas du tout les mêmes logiques, ni les mêmes conséquences pour l’entreprise, le dirigeant et les équipes.
Cet article vise à clarifier les avantages spécifiques d’une vente à un fonds d’investissement, de manière simple et pragmatique, pour aider les dirigeants à mieux se situer et à préparer une transmission ambitieuse mais sereine.
Un industriel rachète une entreprise pour l’intégrer, créer des synergies, renforcer une activité ou éliminer un concurrent. Un fonds d’investissement rachète pour développer la société, augmenter sa valeur et la revendre plus tard.
Dit autrement : l’industriel achète un actif stratégique ; le fonds achète un potentiel de croissance.
Cette différence explique pourquoi les deux types d’acquéreurs n'ont pas les mêmes objectifs, ni les mêmes comportements, ni les mêmes attentes vis‑à‑vis du dirigeant.
Voici les principaux éléments à comprendre avant d’entrer en discussion avec un fonds.
1. Un fonds valorise davantage le potentiel futur que l’existant.
Alors qu’un industriel raisonne souvent en synergies, un fonds raisonne en plan de croissance. Cela peut aboutir à une valorisation plus élevée si l’entreprise dispose d’une trajectoire claire, même imparfaite. Chez Scale2Sell, nous observons souvent que les PME structurées autour d’un dirigeant opérationnel attirent particulièrement les fonds, qui recherchent un relais managérial solide.
2. Le dirigeant peut rester au capital.
C’est l’un des avantages les plus méconnus. Une vente à un fonds permet fréquemment de céder une partie du capital tout en restant actionnaire minoritaire. Cela sécurise le patrimoine tout en laissant une seconde fenêtre de liquidité quelques années plus tard. De nombreux dirigeants réalisent lors de cette seconde sortie un gain supérieur à celui de la première.
3. Le fonds veut développer l’entreprise, pas l’absorber.
Contrairement à un industriel, un fonds ne cherche pas à intégrer les équipes, fusionner les sites ou absorber les fonctions. Il mise sur la continuité, ce qui rassure souvent les salariés et limite les chocs organisationnels.
4. L’accompagnement est structurant.
Les fonds apportent méthode, discipline financière, gouvernance, recrutement, structuration commerciale. L’expérience terrain de Scale2Sell montre que cet accompagnement accélère fortement la transformation, surtout pour des entreprises qui n’ont jamais formalisé leurs processus.
5. Les exigences sont élevées.
Un fonds demande des reportings précis, des décisions structurées, une stratégie claire. Pour certains dirigeants, c’est une contrainte ; pour d’autres, un formidable catalyseur pour professionnaliser l’organisation.
Pour savoir si une vente à un fonds d’investissement est adaptée à votre cas, voici une méthode simple.
Étape 1 : Clarifier vos objectifs personnels.
Souhaitez‑vous sortir totalement ? Transmettre en douceur ? Vous désengager progressivement ? Une vente à un fonds est idéale si vous souhaitez rester quelques années, sécuriser votre patrimoine et continuer à piloter la croissance.
Étape 2 : Évaluer le potentiel de croissance.
Les fonds privilégient les entreprises capables de scaler : forte marge brute, marché porteur, avantages compétitifs, récurrence… Dans les dossiers que nous accompagnons chez Scale2Sell, une entreprise sans véritable potentiel reste moins attractive pour un fonds.
Étape 3 : Examiner la dépendance au dirigeant.
Si tout repose sur vous (commercial, technique, vision), cela peut être un frein ou un point de négociation. Un fonds aime les équipes structurées et les responsabilités partagées.
Étape 4 : Identifier vos angles morts.
Endettement, facturation, contrats, propriété intellectuelle, organisation RH… Plus votre entreprise est structurée, plus la discussion avec un fonds est simple et fluide.
Préparez une vision stratégique simple et chiffrée. Elle doit être réaliste mais ambitieuse : c’est l’un des premiers éléments analysés par un fonds.
Anticipez les questions financières : marges, saisonnalité, cash, clients clés, structure de coûts. Un fonds cherche un pilote solide aux commandes.
Valorisez votre équipe. Les fonds investissent dans les compétences autant que dans les chiffres. Chez Scale2Sell, nous constatons qu’une équipe managériale crédible augmente immédiatement l’attractivité de l’entreprise.
Vendre à un fonds d’investissement présente plusieurs avantages : continuité managériale, possibilité de rester actionnaire, accompagnement structurant, dynamique de croissance et parfois une valorisation plus ambitieuse. Ce type d’acquéreur convient particulièrement aux dirigeants qui souhaitent sécuriser une partie de leur patrimoine tout en restant aux manettes quelques années pour faire grandir leur entreprise.
L’essentiel est de bien analyser votre situation, vos objectifs et la maturité de votre organisation avant d’engager des discussions.
Chez Scale2Sell, nous accompagnons les dirigeants pour structurer leur entreprise, réduire les angles morts et rendre la société réellement désirable aux yeux des acquéreurs. Parce que nous pensons qu'une société ne se vend pas, elle s'achète.
Ma priorité est‑elle de sécuriser mon patrimoine, de transmettre en douceur ou de me retirer totalement ? Votre réponse révèle votre horizon personnel et la cohérence avec un projet d’investissement porté par un fonds.
Mon entreprise a‑t‑elle un potentiel de croissance structuré et lisible ? Cette question permet d’évaluer si un fonds verra un levier de valeur ou une limite structurelle.
Mon organisation peut‑elle fonctionner sans ma présence quotidienne ? Cette réflexion éclaire le niveau de dépendance au dirigeant, un critère clé pour un investisseur.
Suis‑je prêt à adopter une gouvernance plus rigoureuse et plus transparente ? Votre réponse montre votre capacité à travailler avec un fonds et à évoluer dans un cadre plus exigeant.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Thibault Garnier est Partner Technologies chez Scale2Sell. Il accompagne les dirigeants dans la structuration de leur architecture technique, le pilotage de leurs projets digitaux stratégiques et la montée en maturité de leurs équipes tech & produit.
Ancien CTO dans des scale-ups et des PME industrielles en transformation, Thibault a passé plus de 15 ans à construire, faire évoluer et sécuriser des systèmes d’information complexes. Il intervient aujourd’hui aux côtés de dirigeants qui veulent reprendre la maîtrise de leur stack technique, fiabiliser leur roadmap produit, ou accélérer leur digitalisation sans perdre en agilité.
Chez Scale2Sell, Thibault joue un rôle de traducteur entre les enjeux business et les solutions techniques. Il challenge les prestataires, cadre les décisions structurantes et permet aux dirigeants de garder la main sur les choix technos tout en déléguant sereinement leur mise en œuvre.
Thibault croit profondément que la technologie n’a de valeur que si elle sert la vision de l’entreprise et les usages réels du terrain.
Il vit à Nantes, adore les process bien huilés, les plateformes robustes et… les bateaux à voile, qu’il considère comme les systèmes d’information de la mer : tout doit être fiable, réactif et simple à maintenir en condition réelle.