
Lorsqu’un dirigeant prépare une phase de croissance, une levée de fonds ou une cession, la question des employés clés revient très vite. Et avec elle, celle des clauses de rétention. Ces clauses visent à sécuriser les talents dont dépend la continuité de l’activité. Pourtant, beaucoup de dirigeants les négocient trop tard, ou sans en comprendre les mécanismes. L’objectif de cet article est d’expliquer simplement comment les aborder, les structurer et les négocier de manière équilibrée.
Une clause de rétention est un accord qui incite un collaborateur clé à rester dans l’entreprise pendant une période donnée. En général, elle prévoit une prime ou un avantage libéré sous conditions : durée de présence, atteinte d’objectifs, contribution à une opération stratégique (cession, levée de fonds, restructuration).
En résumé : c’est un outil pour sécuriser les compétences indispensables au bon fonctionnement de l’entreprise, surtout dans les moments sensibles.
Les clauses de rétention ne sont pas réservées aux grands groupes. Elles sont souvent critiques dans les PME/ETI où la dépendance à quelques personnes est très forte : responsable technique, directeur commercial, chef d’atelier, responsable production… Chez Scale2Sell, nous observons souvent que ces profils détiennent un savoir invisible, non documenté, et très difficile à remplacer rapidement.
Il faut aussi comprendre que la rétention n’est jamais qu’une question d’argent. Les collaborateurs clés regardent la reconnaissance, la clarté du rôle, l’avenir de l’entreprise, la cohérence de la stratégie. Une clause de rétention mal conçue peut créer de la frustration ou des incompréhensions.
Enfin, une bonne clause de rétention rassure les investisseurs et les repreneurs. Dans les dossiers que nous accompagnons chez Scale2Sell, la présence d’un dispositif clair et équilibré est souvent un point positif dans l’analyse du risque opérationnel.
Pour savoir comment négocier, il faut d’abord comprendre ce que vous voulez réellement sécuriser. Voici une méthode simple.
Étape 1 : Identifier les personnes réellement clés
Qui détient une compétence rare ou un savoir informel ? Qui fait tourner l’entreprise au quotidien ? Qui serait difficile à remplacer en moins de 12 mois ?
Étape 2 : Comprendre leurs motivations
Certains cherchent la stabilité. D’autres veulent évoluer. D’autres encore s’inquiètent d’un changement d’actionnaire. Une clause n’a de sens que si elle répond à une motivation réelle.
Étape 3 : Définir ce que vous voulez sécuriser
La continuité de la production ? La relation client ? La transmission du savoir-faire avant une cession ? La structuration d’un service crucial ?
Étape 4 : Choisir les bons leviers
Ce n’est pas toujours une prime. Parfois, c’est une montée en compétences, une clarification du périmètre, un intéressement aux résultats, ou une part du projet d’entreprise.
Expliquez pourquoi vous souhaitez sécuriser un collaborateur. Parlez stratégie, responsabilités, risques. Les talents apprécient la clarté, même dans les moments sensibles.
La meilleure clause est celle que tout le monde comprend. Montant clair, durée claire, conditions claires. Pas de jargon ou de mécanismes compliqués.
La rétention n’est qu’un outil parmi d’autres : organigramme clair, documentations des process, partage de responsabilités. L’expérience terrain de Scale2Sell montre qu’une clause isolée fonctionne mal si le reste de l’organisation n’est pas aligné.
Chez Scale2Sell, nous accompagnons souvent les dirigeants pour structurer ces dispositifs dans une logique globale : sécurisation des compétences, visibilité opérationnelle et continuité managériale.
Bien négocier une clause de rétention, c’est d’abord comprendre ce qu’on cherche à sécuriser : des personnes, des compétences et de la continuité. Ensuite, c’est une question de clarté, d’équilibre et de dialogue. Une clause réussie protège l’entreprise tout en respectant les motivations des collaborateurs clés. Avec une méthode simple et quelques bonnes pratiques, un dirigeant peut transformer cet outil en vrai levier de stabilité.
Chez Scale2Sell, nous accompagnons les dirigeants pour structurer leur entreprise, réduire les angles morts et rendre la société réellement désirable aux yeux des acquéreurs. Parce que nous pensons qu'une société ne se vend pas, elle s'achète.
Analyse stratégique : votre entreprise dépend-elle de moins de cinq personnes pour fonctionner correctement ? Si oui, cela révèle un risque opérationnel majeur et la nécessité d’un dispositif de rétention réfléchi.
Analyse stratégique : connaissez-vous réellement les motivations profondes de vos collaborateurs clés ? Une méconnaissance de leurs attentes crée des zones d’ombre dangereuses en période de transition.
Analyse stratégique : vos clauses actuelles (ou vos promesses informelles) sont-elles claires, écrites et partagées ? L’absence de formalisation est un signal de fragilité organisationnelle.
Analyse stratégique : comment réagirait votre entreprise si un collaborateur clé quittait son poste demain ? La réponse révèle votre niveau de résilience opérationnelle et votre besoin de structuration.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.