
Lorsqu’une entreprise est vendue, plusieurs types de frais apparaissent : honoraires d’accompagnement, frais juridiques, audits, fiscalité, etc. La question revient systématiquement : qui paie quoi ? En réalité, il n’existe pas une réponse unique. Certains frais sont supportés par le vendeur, d’autres par l’acquéreur, et quelques postes peuvent même être partagés. Comprendre cette logique évite les mauvaises surprises et permet de préparer la transaction de manière plus sereine.
Dans une cession, chaque partie finance les frais nécessaires pour défendre ses intérêts. Le vendeur assume généralement les honoraires de son conseil M&A, les frais juridiques liés à la rédaction des documents et parfois certains audits préalables. L’acquéreur paie ses propres auditeurs, notamment pour l’audit financier, juridique ou technique. Cette logique semble simple, mais dans les faits, les négociations rendent les frontières parfois plus floues.
Chez Scale2Sell, nous observons souvent que les dirigeants sous-estiment la diversité des coûts d’une transaction. Certains imaginent que l’acquéreur prendra tout en charge. D’autres pensent que tout repose sur eux. La vérité se situe entre les deux : la cession est un processus structuré, où chacun finance ses outils d’analyse et de sécurisation.
Un point important : les frais ne doivent jamais être une surprise de dernière minute. Dans les dossiers que nous accompagnons chez Scale2Sell, nous recommandons toujours d’anticiper les budgets dès le début de la réflexion, même longtemps avant d’entamer une démarche de vente. Cela permet de piloter la valorisation nette et d’éviter la sensation de « perdre » une partie du prix dans les frais annexes.
Voici une méthode simple pour y voir clair.
Étape 1 : Identifier les frais incontournables
Honoraires M&A, avocat, commissaire aux comptes, audits préparatoires, gestion des datas rooms… Faites l’inventaire. Cela donne un ordre de grandeur du coût global de la transaction.
Étape 2 : Distinguer les frais du vendeur et les frais de l’acquéreur
En règle générale, le vendeur paie les frais liés à la préparation de la vente et à sa représentation. L’acquéreur paie les audits qu’il souhaite réaliser pour confirmer la fiabilité de l’entreprise.
Étape 3 : Vérifier si certains frais peuvent être partagés
Il arrive que certaines étapes soient mutualisées, notamment lorsqu’un audit préalable commandé par le vendeur profite aussi à l’acheteur. C’est rare mais possible.
Étape 4 : Intégrer l’impact sur la valorisation nette
Un prix de vente n’est pas un montant net. Le dirigeant doit anticiper les frais imputés sur la transaction pour éviter de réviser ses objectifs en fin de parcours.
Commencez par un audit interne simplifié. Cela permet de repérer les points sensibles avant même que l’acquéreur ne les examine, et de réduire les coûts ultérieurs.
Clarifiez dès le départ la répartition des frais dans la lettre d’intention. Cela évite les discussions interminables en phase finale.
Travaillez avec des partenaires expérimentés qui connaissent les standards du marché. L’expérience terrain de Scale2Sell montre qu’une bonne structuration initiale réduit à la fois les frais et les tensions de négociation.
Analyse stratégique : Vos frais actuels sont-ils clairement identifiés et budgétés ? Une réponse floue révèle souvent un manque de préparation financière ou une mauvaise compréhension des étapes de cession.
Analyse stratégique : Savez-vous précisément quels documents et audits seront nécessaires ? Si la réponse est non, cela peut signaler des risques de coûts imprévus et des tensions futures avec l’acquéreur.
Analyse stratégique : Avez-vous évalué l’impact des frais sur votre prix net vendeur ? Les dirigeants qui ne le font pas découvrent trop tard une baisse importante du montant réellement perçu.
Analyse stratégique : Êtes-vous entouré d’experts capables de sécuriser la transaction ? Une équipe insuffisamment expérimentée augmente les risques juridiques, fiscaux et opérationnels.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Sandrine Montel est Partner Finance chez Scale2Sell. Elle accompagne les dirigeants dans la structuration de leur pilotage financier, la maîtrise de leur rentabilité et la préparation aux grandes étapes de transformation : accélération de la croissance, levée de fonds ou cession.
Avec plus de 20 ans d’expérience en direction financière dans des PME et ETI, Sandrine combine une approche stratégique, une capacité d’analyse pointue et une forte orientation terrain. Elle a accompagné de nombreuses entreprises dans la mise en place d’outils de gestion performants, le dialogue avec les investisseurs, ou encore la sécurisation de leur trésorerie dans des phases critiques.
Chez Scale2Sell, elle agit comme un véritable bras droit financier des dirigeants, en les aidant à prendre des décisions éclairées, fiables et tournées vers la création de valeur.
Sandrine croit profondément que la rigueur financière n’est pas une contrainte, mais un moteur de sérénité et d’impact pour les dirigeants.
Elle vit entre Lyon et Bordeaux, et partage son énergie entre ses missions de conseil, l’accompagnement de jeunes talents de la finance… et son potager bio, qu’elle cultive avec autant de méthode que ses plans de trésorerie.