
Un comité de direction n’est pas un rituel interne. C’est un actif de valeur. Quand il fonctionne, il crée : une délégation réelle, une prise de décision fluide, une entreprise moins dépendante du dirigeant et une organisation transmissible. Quand il dysfonctionne, il détruit de la valeur et bloque toute préparation à la cession.
Voici les erreurs qui minent le potentiel d’un CODIR… et comment les corriger pour renforcer la gouvernance et la valeur de votre PME.
Un tour de table interminable empêche le collectif de piloter. Un CODIR doit éclairer les décisions, pas récapituler la semaine.
À faire :
Un CODIR utile est un cockpit : il pilote la trajectoire, pas le quotidien.
Découvrir les chiffres en réunion crée de la confusion et rallonge les débats. Sans pré-lecture, impossible de trancher.
À faire :
Un CODIR performant se gagne avant qu’il démarre.
Quand le dirigeant parle 80% du temps, il reste le seul décideur. L’entreprise demeure dépendante de lui, ce qui dégrade sa valeur en cas de cession.
À faire :
La maturité d’un CODIR se lit dans la capacité du dirigeant à se retirer du centre.
Une réunion où l’on « parle » mais où rien n’est acté crée de la défiance. L’organisation comprend vite que les décisions restent informelles et dépendantes du dirigeant.
À faire :
Une décision non formalisée est une décision inexistante.
Mélanger micro-questions opérationnelles et enjeux structurants brouille le cadre. Le CODIR doit rester un espace stratégique.
À faire :
Un bon CODIR ne traite pas tout. Il traite ce qui façonne l’avenir.
Ignorer les désaccords les rend plus coûteux. Un CODIR qui évite les sujets sensibles ne peut pas piloter une entreprise en croissance ou en transmission.
À faire :
Un CODIR fort ne cherche pas la paix. Il cherche la clarté.
Un comité existe aussi entre deux séances. Sinon, il devient décoratif.
À faire :
Un CODIR vivant crée une gouvernance continue, condition clé d’une entreprise transmissible.
Un CODIR efficace n’est pas un luxe organisationnel. C’est un levier direct de valeur, de délégation et de transmission. En corrigeant ces erreurs, vous transformez un rituel parfois vide en moteur stratégique capable de sécuriser vos décisions… et l’avenir de votre entreprise.
Elle révèle si votre gouvernance prépare (ou non) votre organisation à fonctionner sans vous.
Si non, votre CODIR est ritualisé mais pas moteur de valeur.
La réponse montre votre niveau réel de délégation et donc de transmissibilité.
Cette question éclaire votre capacité à piloter la trajectoire plutôt que le quotidien.