
Recruter un directeur général dans une PME ou une ETI n’est pas un geste RH : c’est une décision de création de valeur. À 12–36 mois d’une cession, ce choix peut faire la différence entre une entreprise perçue comme risquée et difficile à transmettre, et une organisation autonome, pilotée, crédible pour un repreneur. Dans un marché où les transmissions s’intensifient mais restent largement inférieures au potentiel disponible, les acquéreurs privilégient aujourd’hui les entreprises déjà structurées et gouvernées sans dépendance au fondateur.
Le recrutement d’un DG est souvent le levier le plus efficace pour réduire le risque managérial perçu, sécuriser la continuité opérationnelle et rendre le pilotage plus lisible. Ces trois éléments influencent directement la valorisation et la capacité à conclure une vente.
Un repreneur, qu’il soit industriel ou financier, redoute une structure où tout repose sur le dirigeant actuel. L’arrivée d’un DG autonome permet de transférer progressivement le pouvoir de décision, stabiliser les équipes, renforcer la gouvernance et fluidifier la période post‑cession.
Un DG expérimenté met rapidement en place un reporting financier robuste, des indicateurs commerciaux fiables, un suivi de cash flow maîtrisé et une organisation qui tient sous audit. Ces éléments sont devenus des prérequis pour franchir sereinement la phase pré‑LOI.
Le scénario le plus apprécié des repreneurs. Le DG a le temps de prendre la main, de stabiliser l’organisation et de démontrer une trajectoire opérationnelle crédible. Dans les ESN, industriels ou e‑commerce, ce délai est souvent nécessaire pour sécuriser les contrats clés, structurer la production ou fiabiliser les marges.
Utile lorsqu’un dirigeant souhaite déléguer la conduite d’une croissance externe ou préparer un carve‑out. Le DG pilote alors les chantiers d’intégration, libérant le fondateur pour se concentrer sur la négociation.
Une option rare, réservée aux cas où le repreneur impose un profil de transition. Ce scénario apporte moins de certitudes en amont et peut peser sur la valorisation.
Les attentes se sont nettement durcies : autonomie de management, clarté stratégique, organisation stable. L’intégration réussie d’un DG prend généralement 12 à 24 mois, période nécessaire pour installer de nouveaux processus, assurer la montée en compétence des équipes et démontrer un pilotage fiable.
Structuration financière, sécurisation des clients clés, standardisation des process, renforcement du middle management, préparation des audits préalables et maîtrise des risques opérationnels.
Le DG doit savoir précisément ce qu’il vient accomplir : stabilisation, accélération, préparation à la vente ou épauler le repreneur futur. L’absence de mandat clair est l’une des premières causes d’échec.
Les compétences recherchées doivent être alignées avec le futur audit : capacité à structurer, à piloter, à mettre en place un reporting fiable et à tenir sous pressure test.
Le DG doit pouvoir impulser un nouveau fonctionnement sans rupture brutale et gagner la confiance des équipes habituées à un pilotage directif ou très personnalisé.
Recruter un directeur général avant une cession n’est plus un bonus : c’est devenu un levier structurant pour convaincre les repreneurs, sécuriser le processus et maximiser la valeur. Dans un marché sous tension où seules les entreprises les mieux préparées captent l’intérêt des acheteurs, anticiper ce relais managérial 12 à 24 mois avant la vente est l’un des choix stratégiques les plus rentables pour un dirigeant.
Les données récentes montrent une intensification du marché des transmissions PME‑ETI depuis 2023, avec une hausse marquée des opérations small cap en 2024 et une montée des exigences des acquéreurs en matière de gouvernance pré‑cession. Cette dynamique, combinée à un fossé persistant entre intentions de cession et volumes réellement conclus, rend essentiel le recrutement anticipé d’un DG capable de sécuriser le pilotage, réduire la dépendance au fondateur et répondre aux nouveaux standards d’audit et de continuité opérationnelle.
Elle révèle le niveau de dépendance au dirigeant, principal frein perçu par les repreneurs et facteur de décote.
Elle évalue la maturité du pilotage, indispensable pour franchir les audits pré‑LOI.
Elle mesure la capacité de l’organisation à intégrer un DG et à rassurer un futur repreneur.
Elle éclaire la temporalité optimale pour maximiser votre valorisation et préparer la transition.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.