
La majorité des PME qui stagnent ne sont pas limitées par leur marché, mais par leur organisation. Deux facteurs expliquent l’essentiel des blocages de croissance : la dépendance au dirigeant et l’absence de processus robustes. Ces deux éléments influencent directement la performance, mais aussi la valorisation, les conditions de négociation et la transférabilité de l’entreprise en cas de cession.
Dans de nombreuses PME, le dirigeant reste le centre névralgique de toutes les décisions. Cette centralisation crée un risque majeur pour un acquéreur : l’entreprise peut‑elle fonctionner sans lui ? Ce point devient critique dans un marché où les repreneurs accordent une importance croissante à la solidité du management et à la gouvernance.
Une PME sans processus documentés dépend d’individus, pas d’un système. Pour un acquéreur, c’est un risque opérationnel majeur. Dans un contexte où les transactions PME‑ETI sont en forte croissance depuis 2023, les entreprises les mieux structurées captent l’attention — et les meilleures valorisations.
La structuration interne et la réduction de la dépendance au dirigeant ne sont plus des sujets de confort : ce sont désormais des leviers directs de valorisation et de transférabilité. Dans un marché actif mais sélectif, une PME autonome, gouvernée et processée se vend mieux, plus vite et avec moins de risques. Le dirigeant qui anticipe ces enjeux crée une double valeur : une organisation plus performante aujourd’hui et une entreprise plus attractive demain.
Depuis 2023, le marché des transactions PME connaît une progression notable, avec une hausse marquée des opérations entre 1 et 50 millions d’euros et un intérêt renforcé des acquéreurs pour les entreprises capables d’opérer sans leur dirigeant. Les baromètres récents montrent également une attente accrue concernant la maturité organisationnelle, la qualité des processus, la gouvernance et le pilotage. Ces évolutions rendent la structuration interne et la réduction de la dépendance dirigeant encore plus critiques pour sécuriser une cession et améliorer les conditions de négociation.
Indicateur clé de transférabilité : si l’activité se bloque, c’est un signal fort pour tout acquéreur du risque organisationnel.
Une documentation vivante réduit la dépendance aux individus, stabilise la performance et rassure immédiatement un repreneur.
Un pipeline maîtrisé constitue l’un des éléments les plus analysés en due diligence : il révèle la robustesse de la croissance.
L’autonomie managériale est l’un des meilleurs signaux envoyés à un repreneur : elle prouve la capacité de l’entreprise à continuer après la cession.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.