
Pour un acquéreur, une agence n’est valorisable que si elle fonctionne sans dépendre d’un directeur créatif star ou d’un fondateur omniprésent. Dans un marché M&A où les volumes baissent mais où les acquéreurs deviennent plus sélectifs, la formalisation opérationnelle devient un critère de tri. Ce qui est documenté rassure. Ce qui ne l’est pas crée une décote immédiate.
Les agences qui structurent leurs process montrent trois choses essentielles : prévisibilité, scalabilité, continuité. Et ce sont précisément les trois facteurs qui réduisent le risque perçu en due diligence.
Un acquéreur observe d’abord comment une mission démarre, car c’est souvent là que se jouent 70 % des dérives futures. Un cadrage clair réduit le risque de projets non rentables et démontre une capacité à industrialiser la prise de brief.
Les signaux rassurants pour un acquéreur :
À l’inverse, l’absence de cadrage provoque une décote, car elle augmente mécaniquement la variabilité des marges — un point très scruté dans les transactions actuelles.
La création n’a pas besoin d’être standardisée, mais son cheminement doit l’être suffisamment pour être lisible. Les acquéreurs savent que les agences vivent sur des cycles courts et une forte intensité en main-d’œuvre : ils veulent comprendre comment une équipe délivre sans dégrader la qualité.
Les éléments recherchés :
Un squelette commun rassure, car il prouve la reproductibilité. Sans cela, l’agence est perçue comme dépendante de talents individuels.
Une agence peut croître uniquement si elle préserve son équilibre de charge. En due diligence, les acquéreurs analysent comment l’organisation gère les pics, arbitre les deadlines et alloue ses ressources.
Ce qu’ils veulent vérifier :
Un pilotage intuitif ou « au feeling » est interprété comme un risque fort de dérive opérationnelle.
Pour un acquéreur, la relation client doit être prévisible et traçable. Il cherche à s’assurer que la satisfaction ne dépend pas d’un seul chargé de compte ou du dirigeant.
Les preuves attendues :
Une relation client bien structurée stabilise les revenus récurrents et diminue le risque de churn : un levier direct sur la valorisation.
Les agences les mieux valorisées sont celles qui transforcent chaque projet en méthode. Capitaliser, ce n’est pas produire un manuel de 200 pages, mais rendre transmissible l’expertise.
Ce qu’un acquéreur veut voir :
Une base méthodologique solide réduit la dépendance aux seniors et améliore la marge. Dans un marché où les acquéreurs privilégient les actifs matures, c’est un avantage décisif.
Dans un marché où les acquéreurs privilégient les actifs robustes, une agence devient valorisable lorsqu’elle démontre qu’elle peut tourner sans dépendre d’individualités. Les process ne brident pas la créativité : ils la rendent monétisable, transmissible et rassurante en due diligence. Structurer aujourd’hui, c’est sécuriser la valorisation de demain.
Entre 2023 et 2025, le marché M&A a connu une baisse notable des volumes en France (‑29 % en 2024), tandis que les acquéreurs se concentrent davantage sur des cibles plus structurées. Dans ce contexte, les process internes sont devenus un facteur critique de valorisation : ils réduisent le risque, facilitent l’intégration et prouvent la scalabilité. La croissance du marché de la communication (+5 % en 2024) et la montée du digital renforcent encore l’importance de maîtriser le delivery, la relation client et la capitalisation pour rester attractif.
Analyse stratégique : cette question teste la dépendance au dirigeant, principal facteur de décote dans les agences créatives.
Analyse stratégique : l’acquéreur ne valorise que ce qu’il peut projeter. Une marge stable prouve qu’un process fonctionne.
Analyse stratégique : cela mesure la maturité des méthodologies et la capacité d’onboarding.
Analyse stratégique : cette question vérifie la présence d’un delivery reproductible, élément central de toute due diligence.