Le bon moment pour vendre une DNVB, ce n’est pas quand tout va bien — c’est quand vous êtes prêt

Le bon moment pour vendre une DNVB, ce n’est pas quand tout va bien — c’est quand vous êtes prêt

Le bon moment pour vendre une DNVB, ce n’est pas quand tout va bien — c’est quand vous êtes prêt
May 8, 2025

Le bon moment pour vendre une DNVB n’est jamais un chiffre : c’est un état de préparation

La plupart des fondateurs de DNVB pensent qu’ils vendront « quand tout ira parfaitement ». Mais dans un marché devenu sélectif, où les acquéreurs privilégient les marques rentables, structurées et résilientes, le bon moment n’est presque jamais celui que vous imaginez.

Depuis 2023, le marché DNVB est entré dans une phase de maturité. Les deals existent encore, mais les volumes baissent tandis que la valeur moyenne des transactions augmente. Cela signifie une chose : seuls les dossiers solides passent.

Autrement dit, vous ne vendez pas quand votre courbe est au plus haut, mais quand votre entreprise peut démontrer – preuves à l’appui – qu’elle est transmissible.

1. Pourquoi attendre « le moment parfait » fait perdre de la valeur

Les DNVB évoluent dans un écosystème instable : CAC en hausse, volatilité Meta et TikTok, marges sous pression, concurrence accrue. Attendre un alignement magique des KPI revient à subir le marché.

Trois risques convergent :

  • votre dépendance pay augmente sans prévenir, réduisant la valorisation ;
  • vos marges se contractent à cause de la logistique et des coûts d’inventaire ;
  • un concurrent lève des fonds ou un groupe retail accélère et capte votre espace.

Dans un marché où les acquéreurs sélectionnent moins d’opérations mais les financent davantage, une DNVB qui traîne à se préparer subit la loi du plus structuré.

2. L’alignement fondateur / entreprise / marché : le vrai déclencheur de cession

La question n’est pas « est-ce que la croissance est forte ? », mais « est-ce que la croissance est lisible, durable et transmissible ? »

Trois signaux doivent converger :

  • Vous : la décision n’est plus émotionnelle mais stratégique. Vous êtes prêt à transmettre.
  • L’entreprise : elle fonctionne sans vous. Process documentés, supply stable, mix d’acquisition rééquilibré, KPI de repeat clairs.
  • Le marché : contexte de consolidation, acquéreurs en quête d’actifs rentables, intérêt pour les DNVB premium ou positionnées durablement.

Cet alignement vaut davantage que six mois supplémentaires de croissance souvent obtenus au prix d’un CAC trop élevé.

3. Ce que les repreneurs regardent réellement aujourd’hui

Dans un environnement M&A plus contrôlé, les due diligence sont devenues plus rigoureuses. Les repreneurs analysent désormais trois blocs majeurs :

Bloc 1 : Rentabilité et structure financière

  • marge nette maîtrisée ;
  • croissance non dépendante d’un seul levier ;
  • repeat à 12-24 mois identifiable ;
  • gestion du cash et des stocks prévisible.

Bloc 2 : Qualité opérationnelle

  • supply chain résiliente ;
  • process clairs et auditables ;
  • capacité à scaler sans dégrader la marge ;
  • risques logistiques documentés.

Bloc 3 : Acquisition et marque

  • dépendance paid vs organique équilibrée ;
  • ROAS stable et argumenté ;
  • communauté activable (un vrai actif, pas un vanity metric) ;
  • identité de marque défendable.

Les DNVB qui cochent ces cases captent l’attention. Les autres se retrouvent dans la catégorie des deals « non prioritaires ».

4. Pourquoi le bon moment arrive souvent un an avant que vous ne pensiez

La raison est simple : préparer une DNVB à la cession prend 9 à 18 mois.

Durée moyenne des étapes clés :

  • mise en place d’un reporting solide : 2 à 4 mois ;
  • documentation des process : 3 à 6 mois ;
  • équilibrage du mix d’acquisition et stabilisation du CAC : 3 à 9 mois ;
  • optimisation supply chain et marges : 4 à 12 mois.

Les DNVB qui attendent d’être fatiguées, usées ou en perte de vitesse arrivent trop tard. Les meilleures ventes se préparent avant le plateau, pas pendant.

5. La structure, pas la croissance courte, crée la valeur

Dans un marché où la valeur des transactions augmente mais les volumes diminuent, les seuls dossiers qui sortent gagnants sont ceux qui présentent un risque faible et une rentabilité crédible. Trois leviers créent 80 % de la valorisation :

  • marge nette stabilisée, même modeste ;
  • répétition forte ;
  • organisation indépendante du fondateur.

Le reste – publicité, pics de ventes, croissance accélérée – impressionne, mais ne se valorise pas.

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À retenir :

Le bon moment pour vendre une DNVB n’est pas un sommet de croissance, mais un état de préparation. Dans un marché où les acquéreurs sélectionnent moins d’opérations mais paient davantage pour les marques solides, votre avantage se construit en amont : structure, marges, process, lisibilité. Ceux qui anticipent vendent fort. Ceux qui attendent vendent tard.

Remarques :

Depuis 2023, le marché du M&A est devenu plus sélectif. Les transactions sont moins nombreuses mais plus valorisées, concentrées sur des cibles solides, profitables et bien structurées. Cette évolution impacte directement les DNVB : celles qui reposent trop sur le paid media ou une supply fragile voient leur attractivité chuter, tandis que celles capables de démontrer une rentabilité pérenne, une communauté activable et une logistique maîtrisée captent l’attention des acquéreurs. Dans ce contexte, préparer sa cession tôt devient critique, car la due diligence s’est durcie et les délais se sont allongés.

En pratique, demandez-vous :  

Question 1 : Votre DNVB peut‑elle fonctionner 30 jours sans vous ?

Si la réponse est non, vous n’êtes pas transmissible. Un acquéreur ne paie pas pour racheter votre charge mentale.

Question 2 : Votre croissance repose‑t‑elle sur un CAC soutenable ?

Les repreneurs fuient les DNVB dépendantes à plus de 60 % du paid media. Cette question mesure votre risque.

Question 3 : Votre marge serait‑elle identique si vous doubliez le volume ?

C’est le test de scalabilité le plus simple. Si la marge s’effondre, la valeur se contracte immédiatement.

Question 4 : Avez-vous un dossier acheteur prêt à être partagé demain ?

Si vous devez « préparer » vos chiffres, c’est que vous êtes en retard. Une bonne DNVB est toujours data‑ready.

Allez plus loin, échangez avec un partner !

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