
Les DNVB et e-commerces arrivent aujourd’hui à un tournant : la croissance du marché se poursuit, mais les acquéreurs deviennent beaucoup plus sélectifs. Ils n’achètent plus une belle histoire ni une énergie entrepreneuriale. Ils achètent des marques transférables, des organisations qui tournent sans leur fondateur et des systèmes capables de produire de la marge dans un environnement où la concurrence s’intensifie.
Autrement dit : passer d’un business porté par le fondateur à une entreprise vendable n’est plus un avantage. C’est un prérequis.
La plupart des DNVB ont une traction commerciale solide, mais une structure encore trop centrée sur leur fondateur. C’est souvent invisible pour les clients… mais évident pour un acquéreur.
Ce qui alerte instantanément :
Dans un marché M&A plus dur — moins de deals, plus gros tickets, plus de sélectivité — ces signaux entraînent une décote immédiate.
Les acquéreurs ne recherchent pas uniquement de la croissance. Ils recherchent de la prévisibilité, de la répétabilité, et un potentiel d’expansion sans dépendance managériale.
Les marques qui se vendent aujourd’hui partagent trois attributs :
Lorsque ces trois piliers existent, la marque devient un actif : lisible, transférable, scalable.
Les DNVB performantes ne vendent pas un chiffre d’affaires. Elles vendent un territoire, une relation, une cohérence. Avec la montée des marketplaces (31 % du volume d’affaires e‑commerce) et l’intensification concurrentielle, la marque est devenue le seul levier que personne ne peut copier.
Pour créer une marque transmissible, trois éléments doivent être solides :
Sans cela, la marque reste dépendante du fondateur – et perd sa valeur à la cession.
La documentation n’est pas un exercice théorique. C’est ce qui transforme une activité “artisanale” en machine réplicable. Les acquéreurs y regardent en priorité.
Une entreprise centrée sur son dirigeant est risquée. Une marque autonome rassure.
Les DNVB sous-estiment leur richesse invisible. Pourtant, c’est elle qui crée la valeur.
Les acquéreurs cherchent de la visibilité, pas des intuitions.
La plupart des cessions échouent parce que le fondateur commence trop tard. Quand l’envie s’essouffle, l’énergie pour structurer disparaît — et la valeur aussi.
La fenêtre optimale : 12 à 18 mois avant d’envisager une cession. C’est le temps nécessaire pour transformer l’activité en entreprise transférable.
Votre marque a grandi grâce à vous, mais sa valeur dépend désormais de ce qu’elle peut devenir sans vous. Dans un marché e‑commerce plus mature et un M&A plus exigeant, la transmissibilité n’est plus une option : c’est la condition pour créer de la valeur et ouvrir le champ des possibles.
Structurer maintenant, c’est choisir. Attendre, c’est subir.
Le marché e‑commerce 2023–2025 progresse en volume et en maturité, mais le M&A devient plus sélectif : moins de deals, des tickets plus élevés, et des acquéreurs qui exigent des structures solides. La montée des marketplaces, l’internationalisation des ventes et la pression sur les marges imposent une organisation plus robuste. Cette évolution renforce l’urgence, pour les DNVB, de prouver leur capacité opérationnelle et leur autonomie vis‑à‑vis du fondateur.
Cette question mesure immédiatement la dépendance au fondateur. Plus la réponse contient d’incertitudes, moins votre entreprise est transmissible.
Identifier vos actifs (marque, systèmes, logistique, données, communauté) révèle votre valeur réelle — ou un vide à combler.
Cette zone “non écrite” est un risque majeur : elle empêche la reprise fluide et réduit la valorisation.
Cette projection force à prioriser la structuration : opérations, marque, marketing, logistique, gouvernance.