
Le tableau de trésorerie est l’outil le plus simple et le plus fiable pour savoir si votre entreprise aura assez de cash dans les semaines et mois à venir. Beaucoup de dirigeants en ont entendu parler, mais peu disposent d’un document réellement exploitable. Pourtant, une trésorerie bien anticipée évite les tensions avec les fournisseurs, les découverts bancaires subis et les décisions prises dans l’urgence.
Dans cet article, nous allons expliquer pas à pas comment construire un tableau de trésorerie clair, utile et réellement pilotable, même si la finance n’est pas votre domaine. L’objectif : vous aider à comprendre, anticiper et sécuriser la vie financière de votre entreprise.
Un tableau de trésorerie est un document qui suit semaine après semaine (ou mois après mois) trois éléments :
1. L’argent qui entre
2. L’argent qui sort
3. Le solde de cash disponible
Il ne s’agit pas d’un compte de résultat ni d’un bilan : ici, seul compte le moment où l’argent bouge réellement. C’est ce qui permet d’anticiper un creux ou un manque de liquidité avant qu’il n’arrive.
Un bon tableau de trésorerie sert à répondre à deux questions simples : « Quand vais-je manquer de cash ? » et « Que dois-je faire pour l’éviter ? »
Pour une PME ou une ETI, la trésorerie est souvent plus critique que la rentabilité. Une entreprise rentable peut tomber en cessation de paiements si ses encaissements arrivent trop tard. C’est la réalité du terrain : ce n’est pas le résultat qui paye les salaires, c’est le cash.
Chez Scale2Sell, nous observons souvent que les entreprises sous-estiment trois points essentiels :
Un tableau de trésorerie bien construit permet de rendre visibles ces mouvements et de redonner au dirigeant un contrôle réel sur son pilotage financier.
Voici une méthode simple et progressive pour construire un tableau utile, même sans outils complexes.
Commencez par noter les entrées d’argent attendues : paiements clients, subventions, remboursements d’assurance, apports éventuels. Si votre entreprise facture avec un délai de paiement, basez-vous sur la date d’encaissement, pas sur la date de facture.
Exemple : une PME de travaux facture en septembre, mais encaisse en novembre. Le tableau doit refléter novembre.
Fournisseurs, salaires, charges sociales, loyers, assurances, impôts, emprunts… L’idée est d’être exhaustif. Les charges récurrentes sont faciles à anticiper ; ce sont les dépenses ponctuelles qu’il faut aller chercher : acompte sur investissement, facture annuelle oubliée, régularisation URSSAF, etc.
Le format dépend de votre activité :
Dans les deux cas, la logique reste la même : début de période → entrées → sorties → solde final.
Un tableau n’a de valeur que si vous le mettez à jour. Une fois par semaine est idéal. Vous réajustez les montants encaisés, les dépenses réelles et ce qui se décale. C’est cette discipline qui fait du tableau un outil de pilotage, pas un simple document statique.
Créez trois versions de votre tableau : optimiste, réaliste, prudent. Cela vous donne une vision anticipée des situations extrêmes et vous prépare à y réagir avant qu’elles n’arrivent.
Dans les dossiers que nous accompagnons chez Scale2Sell, cette approche permet souvent d’éviter des décisions tardives et coûteuses.
Le tableau de trésorerie montre les mouvements. Le besoin en fonds de roulement explique pourquoi. Comprendre les deux permet d’identifier ce qui provoque les tensions : délais clients, stocks, crédits fournisseurs.
Un simple fichier Excel suffit, mais le rendre "industriel" signifie : une structure stable, des mises à jour simples, et un rituel hebdomadaire. L’expérience terrain de Scale2Sell montre que c’est ce rituel, et non l’outil, qui fait la différence.
Un tableau de trésorerie utile est un outil simple, structuré et mis à jour régulièrement. Il permet d’anticiper, de sécuriser et de piloter l’entreprise plus sereinement. En comprenant vos encaissements, vos décaissements et les moments clés où se joue votre trésorerie, vous gagnez en visibilité et en capacité d’action.
Chez Scale2Sell, nous accompagnons les dirigeants pour structurer leur entreprise, réduire les angles morts et rendre la société réellement désirable aux yeux des acquéreurs. Parce que nous pensons qu'une société ne se vend pas, elle s'achète.

Sandrine Montel est Partner Finance chez Scale2Sell. Elle accompagne les dirigeants dans la structuration de leur pilotage financier, la maîtrise de leur rentabilité et la préparation aux grandes étapes de transformation : accélération de la croissance, levée de fonds ou cession.
Avec plus de 20 ans d’expérience en direction financière dans des PME et ETI, Sandrine combine une approche stratégique, une capacité d’analyse pointue et une forte orientation terrain. Elle a accompagné de nombreuses entreprises dans la mise en place d’outils de gestion performants, le dialogue avec les investisseurs, ou encore la sécurisation de leur trésorerie dans des phases critiques.
Chez Scale2Sell, elle agit comme un véritable bras droit financier des dirigeants, en les aidant à prendre des décisions éclairées, fiables et tournées vers la création de valeur.
Sandrine croit profondément que la rigueur financière n’est pas une contrainte, mais un moteur de sérénité et d’impact pour les dirigeants.
Elle vit entre Lyon et Bordeaux, et partage son énergie entre ses missions de conseil, l’accompagnement de jeunes talents de la finance… et son potager bio, qu’elle cultive avec autant de méthode que ses plans de trésorerie.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.