
Clarifier les attentes entre une direction et ses managers peut sembler évident, mais c’est l’un des sujets qui crée le plus de tensions, d’incompréhensions et de perte de performance dans les PME et ETI. Quand les rôles ne sont pas clairs, chacun fait « comme il le sent », et l’entreprise avance en zigzag. L’objectif de cet article est de rendre ce sujet simple, concret et actionnable, même pour un dirigeant peu familier avec les méthodes de management formalisées.
Clarifier les attentes, c’est définir qui fait quoi, pourquoi, comment et avec quels résultats attendus. Rien de plus. Mais c’est souvent oublié. Une direction sans attentes définies pense « avoir été claire ». Un manager, lui, entend un message différent et comble les blancs avec ses propres habitudes. La clarification sert à éviter ces zones grises.
Les bases à retenir :
- Une attente = un objectif + un rôle + une méthode + un délai.
- Une clarification efficace = peu de mots, mais précis.
- Une compréhension mutuelle = on vérifie que chacun a la même définition des mots utilisés.
Dans les PME et ETI, les équipes sont souvent polyvalentes, les journées chargées, et les priorités changent vite. C’est précisément pour cela que les attentes doivent être claires. Sans cela, les managers prennent des initiatives qui ne vont pas toujours dans la direction souhaitée.
Les dirigeants sous-estiment souvent trois choses :
1. La différence entre « dire » et « faire comprendre ». Une information énoncée en réunion ne signifie pas qu’elle a été comprise ou retenue.
2. Le rôle des zones grises. Entre ce que la direction imagine et ce que le manager pense avoir compris, il existe toujours un écart. Le réduire est un travail intentionnel.
3. L’impact sur l’entreprise. Des attentes floues entraînent des décisions incohérentes, des priorités contradictoires et des frustrations internes.
Chez Scale2Sell, nous observons souvent que ce sujet n’est pas un problème de bonne volonté, mais un problème de structure : l’entreprise n’a pas de langage commun pour définir les rôles, les objectifs et les critères de succès.
Voici une méthode simple en quatre étapes pour comprendre où vous en êtes.
Étape 1 : Identifier les zones d’ambiguïté
Demandez-vous : « Quelles sont les missions sur lesquelles mes managers prennent des décisions différentes selon leur interprétation ? » Exemple classique : la gestion des priorités commerciales ou l’autonomie sur les remises tarifaires.
Étape 2 : Vérifier la compréhension mutuelle
Choisissez un sujet important et demandez au manager comment il le comprend. Vous serez surpris du décalage possible. Cela ne remet en cause ni le dirigeant ni le manager : c’est simplement un manque de précision initial.
Étape 3 : Cartographier les rôles et responsabilités
Qui décide ? Qui exécute ? Qui valide ? Une simple grille en trois colonnes peut suffire. L’objectif n’est pas de bureaucratiser, mais d’éviter les doublons et les angles morts.
Étape 4 : Définir les critères de réussite
Chaque attente doit se terminer par : « Comment saurons-nous que c’est réussi ? » Cela permet d’aligner les efforts et d’éviter les interprétations personnelles.
Une page A4 suffit pour résumer les responsabilités, les objectifs du trimestre, les marges d’autonomie et les points de validation. Cette simplicité rend la démarche durable.
Une réunion mensuelle courte (30 minutes) permet d’ajuster les attentes en fonction du réel, pas des intentions. Cela fluidifie les échanges et évite les méprises.
Certains mots ne signifient pas la même chose pour tout le monde : “urgent”, “prioritaire”, “structurer”, “fiabiliser”… Définissez-les. L’expérience terrain de Scale2Sell montre que cette étape, souvent négligée, réduit drastiquement les incompréhensions.
Dans les dossiers que nous accompagnons chez Scale2Sell, cette démarche améliore immédiatement la cohérence opérationnelle et diminue les tensions entre équipes.
Clarifier les attentes entre direction et managers n’est pas un exercice théorique : c’est un levier direct de performance, d’apaisement et de cohérence pour votre entreprise. En définissant précisément les rôles, les objectifs et les critères de réussite, vous facilitez le travail de vos managers et sécurisez la trajectoire de l’entreprise. Cette clarté s’installe progressivement, par des échanges simples et réguliers.
Chez Scale2Sell, nous accompagnons les dirigeants pour structurer leur entreprise, réduire les angles morts et rendre la société réellement désirable aux yeux des acquéreurs. Parce que nous pensons qu'une société ne se vend pas, elle s'achète.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.