
Anticiper ses besoins de trésorerie sur 12 mois, c’est tout simplement prévoir si l’entreprise aura assez de liquidités pour fonctionner, investir et absorber les imprévus. Pour un dirigeant de PME ou d’ETI, cette visibilité est indispensable : elle permet de prendre des décisions calmes, d’éviter les tensions bancaires et de sécuriser la croissance. Dans cet article, l’objectif est de rendre le sujet clair, concret et accessible, même si vous n’êtes pas spécialiste financier. Nous allons voir comment comprendre, analyser et projeter votre trésorerie sans complexité inutile.
La trésorerie représente l’argent disponible sur votre compte professionnel pour payer vos dépenses courantes. Anticiper vos besoins sur 12 mois consiste à estimer mois par mois ce qui va entrer (encaissements) et sortir (décaissements). L’idée n’est pas de prédire l’avenir au centime près, mais de détecter les périodes de creux, les pics de besoins et les points d’alerte. Un plan de trésorerie est donc un outil de pilotage pragmatique : une carte routière que l’on met à jour régulièrement.
En pratique, les difficultés de trésorerie ne proviennent pas toujours des pertes, mais souvent d’un décalage entre le moment où vous payez vos charges et celui où vous êtes payé. Beaucoup de dirigeants sous-estiment l’effet du délai client, de la saisonnalité et des investissements sur le cash réel disponible.
Chez Scale2Sell, nous observons souvent que les dirigeants connaissent leurs marges, mais pas leur consommation de trésorerie à horizon de quelques mois. Cette méconnaissance crée du stress inutile et complique les discussions bancaires ou fournisseurs. L’objectif n’est pas de faire un modèle financier complexe, mais d’avoir une vision simple, actionnable et mise à jour régulièrement.
Un point essentiel : un plan de trésorerie ne sert pas uniquement à éviter les difficultés. Il permet aussi d’identifier le moment idéal pour investir, recruter ou renégocier vos financements.
Voici une méthode simple, en quatre étapes, pour construire un plan de trésorerie prévisionnel sur 12 mois.
Commencez par regrouper :
Un exemple simple : une PME industrielle qui facture en fin de mois et est payée 45 jours plus tard a un décalage structurel de trésorerie. Le chiffre d’affaires de janvier n’arrive pas en janvier, mais souvent mi-mars. Ce type de décalage doit être intégré précisément.
On parle ici des dépenses :
Les dirigeants sous-estiment souvent les charges fiscales qui arrivent en différé (IS, TVA, CVAE). C’est l’une des sources de tension les plus fréquentes dans les PME.
Pour chaque mois : encaissements prévus – décaissements prévus = variation de trésorerie. Ajoutez cette variation à votre trésorerie actuelle pour projeter votre solde. L’idée n’est pas d’être parfait, mais de repérer les creux, les déficits temporaires ou les périodes sensibles.
Pour sécuriser votre projection, faites 2 ou 3 versions :
Cette démarche aide à identifier les zones de risque. Dans les dossiers que nous accompagnons chez Scale2Sell, cette étape sécurise souvent les décisions d’investissement ou de recrutement.
Une projection n’a de valeur que si elle est ajustée avec les données réelles. Comparez prévisionnel et réalisé : cela améliore votre précision, même si vous n’êtes pas expert financier.
Gagner 10 jours sur les encaissements ou négocier 10 jours supplémentaires avec les fournisseurs peut transformer votre trésorerie. L’expérience terrain de Scale2Sell montre que les gisements de cash se situent souvent dans ces ajustements simples.
Une fois votre projection réalisée, repérez les mois où la trésorerie devient faible. Vous pouvez alors anticiper : négocier un découvert saisonnier, décaler un investissement, ajuster un recrutement. Chez Scale2Sell, nous aidons les dirigeants à repérer ces angles morts afin d’éviter les mauvaises surprises.
Anticiper vos besoins de trésorerie sur 12 mois n’est ni complexe ni réservé aux spécialistes. Il s’agit de projeter simplement vos entrées et sorties, de visualiser les périodes sensibles et d’agir en amont. Avec un plan clair, mis à jour et assorti de quelques scénarios, votre gestion devient plus sereine et vos décisions plus sûres. Chez Scale2Sell, nous accompagnons les dirigeants pour structurer leur entreprise, réduire les angles morts et rendre la société réellement désirable aux yeux des acquéreurs. Parce que nous pensons qu'une société ne se vend pas, elle s'achète.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Sandrine Montel est Partner Finance chez Scale2Sell. Elle accompagne les dirigeants dans la structuration de leur pilotage financier, la maîtrise de leur rentabilité et la préparation aux grandes étapes de transformation : accélération de la croissance, levée de fonds ou cession.
Avec plus de 20 ans d’expérience en direction financière dans des PME et ETI, Sandrine combine une approche stratégique, une capacité d’analyse pointue et une forte orientation terrain. Elle a accompagné de nombreuses entreprises dans la mise en place d’outils de gestion performants, le dialogue avec les investisseurs, ou encore la sécurisation de leur trésorerie dans des phases critiques.
Chez Scale2Sell, elle agit comme un véritable bras droit financier des dirigeants, en les aidant à prendre des décisions éclairées, fiables et tournées vers la création de valeur.
Sandrine croit profondément que la rigueur financière n’est pas une contrainte, mais un moteur de sérénité et d’impact pour les dirigeants.
Elle vit entre Lyon et Bordeaux, et partage son énergie entre ses missions de conseil, l’accompagnement de jeunes talents de la finance… et son potager bio, qu’elle cultive avec autant de méthode que ses plans de trésorerie.