
Piloter une agence de génération de leads B2B en 2025 ne consiste plus seulement à suivre des KPI marketing. Les dirigeants confrontés à un marché en croissance rapide mais sous forte pression concurrentielle doivent désormais utiliser leurs indicateurs comme des outils de valorisation : capacité à générer de la marge, visibilité du revenu, scalabilité des opérations et maîtrise des risques perçus par les repreneurs.
Dans un contexte où le digital progresse de plus de 10 % par an en France, mais où les transactions M&A se raréfient, les acquéreurs deviennent plus sélectifs : ils recherchent des agences capables de démontrer un modèle récurrent, rentable et non dépendant d’un seul canal ou d’un dirigeant. Les KPI à suivre doivent donc éclairer trois dimensions critiques : profitabilité, stabilité du revenu et robustesse opérationnelle.
C’est l’un des premiers KPI analysés en due diligence. Une agence dépendante d’un delivery coûteux ou d’un recours excessif aux freelances présente un modèle perçu comme fragile. Une marge volatile suggère un problème de pricing ou de structure interne.
Les repreneurs regardent moins le chiffre d’affaires que la capacité à générer un EBITDA stable et croissant. Les dépenses liées au dirigeant sont souvent retraitées : un EBITDA instable signale une dépendance forte ou un modèle difficile à industrialiser.
Dans un marché où les prestations varient de 1 500 à 6 300 €, la récurrence est un amortisseur crucial. Un portefeuille très volatil augmente mécaniquement le risque perçu.
Un delivery instable ou artisanal est un signal rouge en due diligence. Le suivi du respect des délais montre le niveau de structuration interne et la capacité à absorber davantage de volume.
Plus la productivité est prévisible, moins l’agence dépend d’experts isolés. Ce ratio révèle si la performance repose sur des individus ou sur une organisation industrialisée.
Les acquéreurs valorisent les organisations capables de fonctionner sans supervision quotidienne du dirigeant. Les workflows documentés sécurisent la transmission et réduisent la perception de risque.
CPL et scoring restent des KPI essentiels, mais leur impact dépasse désormais la simple efficacité marketing : ils influencent la stabilité du pipeline et la valorisation future.
Un taux faible n’est pas seulement un problème commercial : il dévoile une faiblesse structurelle dans la qualification, les messages ou le positionnement.
Un délai long détruit la valeur perçue du pipeline. Il montre une organisation commerciale peu structurée et dépendante d’individus.
Une agence dépendant d’un client clé présente un risque mécanique. Ce point est systématiquement analysé, même si les résultats sont excellents.
Dans un marché dominé par quelques plateformes (Google, Meta, Amazon), une dépendance excessive fragilise le modèle.
Un churn élevé signale plus qu’un problème de delivery : il révèle une inadéquation structurelle entre promesse commerciale et réalité opérationnelle.
Le pilotage d’une agence de génération de leads ne se limite plus à optimiser le CPL ou le taux de conversion. Les KPI deviennent des outils de valorisation : ils racontent la robustesse du modèle, sa récurrence et sa capacité à fonctionner sans son dirigeant. Les agences qui structurent leurs indicateurs autour de la marge, de la stabilité du pipeline et de la maîtrise du risque sont celles qui obtiennent les meilleures conditions lors d’une cession.
Les dynamiques récentes du marché — croissance de plus de 10 % de la publicité digitale en France au premier semestre 2025 et domination des grandes plateformes — renforcent l’importance d’indicateurs liés à la rentabilité, à la diversification et à la stabilité du revenu. Dans un environnement M&A plus sélectif, les agences doivent démontrer une structure de coûts maîtrisée, un pipeline fiable et une indépendance vis-à-vis du dirigeant pour préserver leur valorisation.
Elle révèle si votre structure est scalable, si vos prix sont bien positionnés et si votre delivery peut supporter une croissance sans absorber toute la marge.
Cette question met en lumière la stabilité commerciale, la diversification du portefeuille et la solidité des relations clients.
Un test simple qui expose immédiatement la dépendance au dirigeant, facteur majeur de décote lors d’une cession.
Elle évalue votre niveau de maturité opérationnelle et votre capacité à rassurer un repreneur sur la transmission et la continuité du business.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.