
Préparer une entreprise de recyclage ou de gestion des déchets en vue d’une cession exige plus qu’une simple connaissance des multiples usuels. Les investisseurs évaluent désormais la qualité des contrats, la structure des flux, la maîtrise des CAPEX et la capacité à naviguer dans un environnement réglementaire en pleine accélération. Voici une version enrichie et opérationnelle pour maximiser la valeur lors d’un processus M&A.
Le marché français du recyclage connaît une croissance soutenue, stimulée par des obligations réglementaires fortes et des investissements massifs dans les capacités industrielles. Cette pression structurelle crée un effet double : plus d’opportunités de croissance, mais aussi des exigences accrues sur les marges, les CAPEX et la conformité. Pour un acquéreur, cela signifie que seules les entreprises capables de démontrer leur résilience et leur préparation réglementaire bénéficieront d’une prime de valorisation.
Les investisseurs privilégient des portefeuilles reposant sur :
Le secteur étant capitalistique, la capacité à planifier et prioriser les investissements influence directement la valorisation. Les installations automatisées et modernisées attirent davantage d’investisseurs car elles réduisent la sensibilité aux prix de marché.
Les métaux, le papier-carton et le verre restent les segments historiquement les plus profitables. Les acteurs trop exposés aux plastiques complexes, textiles ou D3E peuvent subir un multiple réduit en raison de marges structurellement faibles.
Les entreprises qui couvrent collecte, tri et valorisation bénéficient d’un multiple supérieur grâce à une meilleure captation des marges et à la réduction de la dépendance aux fluctuations des prix de reprise.
Les multiples CA et EBITDA ne sont que des repères. Leur variation dépend étroitement du modèle économique, du mix matières et du niveau d’automatisation.
Les multiples varient donc selon :
La montée en puissance des filières REP, la hausse de la TGAP et les objectifs européens de recyclage transforment le secteur en profondeur. Une entreprise qui anticipe ces changements, plutôt que de les subir, est valorisée davantage car l’acheteur réduit son risque futur.
Maximiser la valorisation d’une entreprise de recyclage ne repose plus uniquement sur des multiples standards, mais sur la capacité à démontrer une stabilité contractuelle, une maîtrise des CAPEX, un positionnement sur les filières rentables et une conformité anticipée. Les dirigeants qui structurent ces éléments en amont captent mécaniquement un multiple supérieur lors d’une cession.
Les données récentes montrent une accélération réglementaire, une hausse des volumes traités et une croissance sectorielle soutenue. Les CAPEX augmentent fortement, les technologies de tri évoluent rapidement et les filières REP se multiplient. Pour un dirigeant, cela signifie que la préparation à la cession dépend désormais autant de la performance opérationnelle que de la capacité à anticiper les obligations futures et à structurer une trajectoire d’investissement cohérente.
Cette question révèle votre exposition au risque et votre dépendance vis-à-vis de quelques clients publics ou privés. Plus la base est équilibrée, plus la valorisation progresse.
Les acquéreurs pénalisent les entreprises dont les investissements futurs sont lourds ou mal planifiés. La réponse conditionne directement le multiple appliqué.
Comprendre la rentabilité matière par matière permet d’ajuster le positionnement stratégique et d’améliorer la marge consolidée avant cession.
Une conformité démontrée réduit le risque perçu et renforce la crédibilité lors d’un audit d’acquisition.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.