
La garantie d’actif-passif est un terme que beaucoup de dirigeants entendent lorsqu’ils commencent à envisager une cession ou l’entrée d’un investisseur. Pourtant, pour beaucoup, c’est un concept flou. On sait que c’est juridique, que ça protège l’acquéreur… mais on ne sait pas vraiment comment cela fonctionne, ni quelles sont les implications pour le dirigeant.
Cet article a un objectif simple : expliquer clairement ce qu’est une garantie d’actif-passif, comment elle fonctionne, pourquoi elle est essentielle dans une transaction, et ce qu’un dirigeant doit anticiper pour éviter les mauvaises surprises.
La garantie d’actif-passif, souvent appelée « GAP », est un engagement pris par le vendeur lors de la cession de son entreprise. Cet engagement consiste à garantir à l’acquéreur que :
Dit autrement : si un problème financier, fiscal, social ou juridique surgit après la vente, mais trouve son origine dans la période antérieure à la cession, le vendeur peut être amené à indemniser l’acquéreur.
C’est une forme d’assurance contractuelle pour l’acheteur, et une preuve de transparence pour le vendeur.
La GAP n’est pas un détail juridique que l’on signe à la fin de la transaction. C’est un élément central de la négociation. La façon dont elle est rédigée peut impacter :
Chez Scale2Sell, nous observons souvent que les dirigeants sous-estiment le niveau de précision de ces clauses. Beaucoup découvrent tardivement qu’une GAP mal encadrée peut les obliger à rembourser plusieurs années après la vente un redressement Urssaf ou un litige fournisseur né avant la cession.
Un exemple concret : un dirigeant d’une PME industrielle vend son entreprise. Huit mois après, un contrôle fiscal met en lumière un ancien traitement comptable discutable. Le redressement financier s’applique après la vente… mais l’origine est antérieure. La GAP s’active : l’ancien dirigeant doit rembourser.
Dans les dossiers que nous accompagnons chez Scale2Sell, nous voyons que la qualité de la préparation financière et documentaire réduit considérablement ce risque, car elle rassure l’acheteur et permet de négocier une GAP plus légère et mieux calibrée.
Voici une méthode simple, en quatre étapes, pour comprendre l’impact potentiel d’une GAP sur votre entreprise.
Vous devez repérer tous les domaines où votre entreprise pourrait avoir des passifs non encore matérialisés : fiscal, social, contrats commerciaux, conformité, litiges potentiels, environnement, propriété intellectuelle, etc.
Plus vos comptes sont fiables, vos contrats à jour, vos obligations respectées, moins l’acheteur exigera une garantie étendue. Un audit vendeur (« vendor due diligence ») peut être très utile.
Certains dirigeants veulent tourner la page rapidement. D’autres acceptent de porter un risque résiduel. Il n’y a pas de bonne réponse, mais il est important de savoir jusqu’où vous êtes prêt à aller.
Les points principaux à négocier sont en général : durée de la garantie, plafond maximal, franchise, exclusions spécifiques, modalités de preuve, et mécanismes financiers associés (séquestre, caution bancaire, assurance GAP).
Plus la préparation commence tôt, plus vous pouvez clarifier et sécuriser les zones à risque. L’expérience terrain de Scale2Sell montre que l’anticipation est le facteur numéro un pour réduire la portée et la sévérité d’une GAP.
Chaque document fiable réduit le risque perçu. Contrats mis à jour, conformité sociale, dossiers fiscaux, procédures internes… La transparence est une stratégie de négociation.
Assurance GAP, séquestre limité, franchise raisonnable… Il existe de nombreux outils pour équilibrer le risque. Chez Scale2Sell, nous accompagnons les dirigeants dans l’analyse de ces solutions pour qu’elles servent la dynamique de la transaction, et non l’inverse.
La garantie d’actif-passif est un outil essentiel dans toute opération de cession. Elle protège l’acheteur, mais elle peut aussi sécuriser le vendeur si elle est bien négociée et bien préparée. En comprenant son fonctionnement, en identifiant les zones de risque et en structurant votre entreprise, vous réduisez fortement les incertitudes.
Chez Scale2Sell, nous accompagnons les dirigeants pour structurer leur entreprise, réduire les angles morts et rendre la société réellement désirable aux yeux des acquéreurs. Parce que nous pensons qu'une société ne se vend pas, elle s'achète.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Sandrine Montel est Partner Finance chez Scale2Sell. Elle accompagne les dirigeants dans la structuration de leur pilotage financier, la maîtrise de leur rentabilité et la préparation aux grandes étapes de transformation : accélération de la croissance, levée de fonds ou cession.
Avec plus de 20 ans d’expérience en direction financière dans des PME et ETI, Sandrine combine une approche stratégique, une capacité d’analyse pointue et une forte orientation terrain. Elle a accompagné de nombreuses entreprises dans la mise en place d’outils de gestion performants, le dialogue avec les investisseurs, ou encore la sécurisation de leur trésorerie dans des phases critiques.
Chez Scale2Sell, elle agit comme un véritable bras droit financier des dirigeants, en les aidant à prendre des décisions éclairées, fiables et tournées vers la création de valeur.
Sandrine croit profondément que la rigueur financière n’est pas une contrainte, mais un moteur de sérénité et d’impact pour les dirigeants.
Elle vit entre Lyon et Bordeaux, et partage son énergie entre ses missions de conseil, l’accompagnement de jeunes talents de la finance… et son potager bio, qu’elle cultive avec autant de méthode que ses plans de trésorerie.