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La vente en gros constitue un maillon central des chaînes d’approvisionnement mondiales. Le marché mondial du commerce de gros (division 46 NACE) s’inscrit dans un environnement caractérisé par une croissance modérée (+2 à +3 %/an selon les régions, {"precision": "estimation"}), alimentée par la reprise du commerce international et la digitalisation croissante des processus B2B. En 2024, le commerce mondial atteignait un niveau record de 33 000 milliards USD (UNCTAD), dont une part importante liée aux échanges interentreprises.
En Europe, les volumes de transactions demeurent soutenus, notamment dans les segments alimentaires et biens industriels. La concentration reste hétérogène : elle est forte dans les produits technologiques et l’équipement industriel, mais faible dans les biens de consommation génériques. Les acteurs européens s’appuient sur les dynamiques d’intégration régionale et les plateformes interconnectées pour gérer la complexité des flux logistiques, tout en s’adaptant aux tensions sur les coûts de transport et à la vigilance réglementaire croissante (due diligence, ESG).
Le niveau de digitalisation du secteur s’est nettement accéléré depuis 2023, notamment sous l’impulsion des plateformes B2B et des solutions d’automatisation logistique. Les marges moyennes demeurent modérées, comprimées par les coûts logistiques mais soutenues par le développement de services complémentaires (financement, gestion de stock, traçabilité numérique).
À horizon 2026–2030, la valeur économique se déplacera vers les grossistes digitalement intégrés permettant aux clients B2B une transparence complète, un service logistique fluide et un reporting durable fiable. Les dirigeants devront anticiper la consolidation du marché, investir dans les plateformes data-driven et bâtir des alliances technologiques pour capturer la future prime digitale du commerce interentreprises.