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De nombreux dirigeants instaurent des comités projet ou comités transversaux dans le but de piloter la transformation, d’accélérer certains chantiers ou de favoriser le travail collectif. Pourtant, dans une majorité de PME et d’ETI, ces comités sombrent vite dans la gestion opérationnelle, la résolution de micro-problèmes ou l’empilage de points de suivi. Résultat : ils n’apportent ni prise de hauteur, ni alignement stratégique véritable, et peu d’impact sur la création de valeur ou la préparation à une transmission future.
Les erreurs fréquentes ? Confondre animation et pilotage, négliger le choix des participants, zapper la documentation des décisions, ou traiter ces comités davantage comme des groupes de travail que comme de véritables espaces de gouvernance ajustée à la taille de l’entreprise. Autre impasse : ne pas articuler ces rituels avec la feuille de route stratégique ou les enjeux de passage de relais, notamment quand la cession ou la transmission se profile.
Un comité projet puissant est d’abord un outil au service de la stratégie : chaque comité doit avoir une feuille de mission claire, des objectifs alignés avec la trajectoire globale de l’entreprise, et un périmètre défini pour éviter l’effet « discutons de tout, décidons de rien ».
Le choix des participants détermine la capacité du comité à incarner un pont entre les dimensions opérationnelles et stratégiques. Il convient d’éviter deux écueils symétriques : un comité réservé exclusivement au dirigeant et à ses proches (risque de cercle fermé), ou au contraire une réunion trop « ouverte », diluant la responsabilité.
Un comité projet pertinent repose sur un rythme connu, des temps d’échanges prévus, des règles de gestion du temps, et une capitalisation rigoureuse.
La documentation des comités n’est pas une formalité administrative : elle sécurise la continuité de l’entreprise, prépare la cession, et renforce la mémoire collective. L’absence de comptes-rendus détaillés, d’historique de décisions ou de plans d’actions archivés risque de faire perdre de la valeur ou de créer des incertitudes chez un acquéreur ou un manager repreneur.
Un comité projet réellement performant fédère autour du projet d’entreprise : il devient un espace de montée en compétences, de diffusion de la vision et d’appropriation des arbitrages structurants. Cela suppose d’ancrer son animation sur l’écoute, le droit à l’initiative, et la capacité de responsabilisation (plutôt que sur le simple reporting).
L’un des bénéfices majeurs d’un comité projet structuré, c’est de faciliter l’alignement de l’équipe dirigeante / managériale quand un changement capitalistique ou un départ de dirigeant se profile. L’anticipation des relais, la formalisation des méthodes, la transférabilité des missions, et l’acculturation progressive des futurs relais sont autant d’atouts pour sécuriser la continuité de la PME/ETI et rassurer investisseurs/repreneurs.
Seule une gouvernance projet dynamique, structurée et alignée avec la stratégie permettra réellement de maximiser la valeur de votre PME ou ETI – et de préparer sereinement chaque temps de transmission ou de transformation à venir.
Un comité projet bien construit n’est ni un simple outil de pilotage opérationnel, ni une réunion de plus. Il devient un levier structurant pour l’alignement, la transformation et la transmission au sein de votre PME ou ETI. En l’adossant à la gouvernance stratégique, en choisissant les bons profils et en systématisant la documentation et les rituels, vous en ferez un espace d’intelligence collective et de passage de relais efficace. Parce que la gouvernance ne doit pas être un concept théorique, mais un pilier très concret pour la création de valeur et la sécurité de votre entreprise—aujourd’hui comme demain. Pensez-vous exploiter tout le potentiel de vos comités projet ? Sinon, il est temps d’en faire de vrais acteurs de votre valeur future.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Coraline Thieller est partenaire chez Scale2Sell, où elle pilote la mise en place et l’organisation de l’assistanat au sein des entreprises accompagnées.Spécialiste des opérations et de la structuration des fonctions support, elle aide les dirigeants à déléguer efficacement, à fluidifier leur quotidien et à se recentrer sur leur rôle stratégique.
Avant de rejoindre Scale2Sell, Coraline a accompagné de nombreuses startups et PME dans leur structuration interne, en s’appuyant sur une approche à la fois humaine, pragmatique et orientée résultats.
Réactive, bienveillante et ultra opérationnelle, Coraline est la garante d’une assistante qui devient un vrai levier de performance.
Maman de 2 garçons de 15 et 5 ans, Coraline est basée à Aix en Provence