Article
L’innovation est souvent présentée comme un moteur de croissance pour les PME, mais elle demeure difficile à piloter sans des mécanismes de gouvernance adaptés. Face à la pression des marchés, à la nécessité de séduire des investisseurs ou à la préparation d'une cession, formaliser la gouvernance de l'innovation ne doit plus être une option. Quelles structures mettre en place ? Quels rituels instaurer ? Qui mobiliser et comment rendre la démarche lisible à un repreneur ?
La gouvernance de l’innovation sécurise la capacité de la PME à générer, sélectionner et mettre en œuvre des idées à potentiel. En la structurant, vous limitez la dépendance à quelques individus clés (dont le dirigeant), montrez la résilience dans le processus d’innovation et facilitez la transmission de savoir-faire. Un repreneur ou un investisseur sera sensibilisé par la pérennité de vos mécanismes, davantage que par les exemples ponctuels d’initiatives.
Choisir le bon format nécessite d’évaluer la maturité, la taille et les ambitions de l’entreprise : l’essentiel reste la capacité à décloisonner et à documenter les processus.
Ces rituels doivent être connus de toute l’organisation et offrir un espace à l’expression, mais aussi une rigueur dans l’instruction et le suivi.
L’erreur classique : se limiter à des indicateurs d’activité (nombre d’idées collectées) et négliger l’évaluation du ROI ou de la création de valeur.
L’innovation ne peut plus être confinée à un service spécialisé ou un cercle fermé. La clé : responsabiliser, formaliser et documenter les contributions, pour permettre la continuité lors d’une passation.
Plus la documentation est accessible, plus l’entreprise prouve sa capacité à rendre l’innovation transmissible : atout majeur lors d’une opération de cession ou d’ouverture du capital.
Structurer la gouvernance de l’innovation n’est pas limiter la créativité, mais la rendre durable et valorisable, en interne comme face à des acquéreurs. En clarifiant les rôles, en instaurant des rituels et des indicateurs pertinents, puis en rendant la démarche lisible, vous sécurisez l’un des moteurs de la valeur d’entreprise. Prendre ce virage, c’est préparer sa PME à grandir… et à transmettre, sans rupture ni perte d’élan.

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Coraline Thieller est partenaire chez Scale2Sell, où elle pilote la mise en place et l’organisation de l’assistanat au sein des entreprises accompagnées.Spécialiste des opérations et de la structuration des fonctions support, elle aide les dirigeants à déléguer efficacement, à fluidifier leur quotidien et à se recentrer sur leur rôle stratégique.
Avant de rejoindre Scale2Sell, Coraline a accompagné de nombreuses startups et PME dans leur structuration interne, en s’appuyant sur une approche à la fois humaine, pragmatique et orientée résultats.
Réactive, bienveillante et ultra opérationnelle, Coraline est la garante d’une assistante qui devient un vrai levier de performance.
Maman de 2 garçons de 15 et 5 ans, Coraline est basée à Aix en Provence