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Dans la plupart des PME et ETI, la transformation — qu'elle soit digitale, organisationnelle ou liée à la croissance — souffre d’un suivi aléatoire, d’une prise de décision trop centrée sur le dirigeant, et d’un manque de coordination entre les parties prenantes. Le comité projet, souvent perçu comme bureaucratique ou réservé aux grands groupes, est pourtant un outil puissant pour transformer l'entreprise de façon structurée, fédérer les équipes et sécuriser le passage à l’échelle. Mais à condition d’adapter sa méthode et son format au contexte PME.
C’est le premier écueil : beaucoup de comités projets « à la française » se noient faute d’objectifs clairs ou évoluent en chambres d’enregistrement superficielles. Un comité projet doit débuter par une lettre de mission — brève mais précise — cadrant :
L’inscription de ces éléments dans la gouvernance de l’entreprise (règlement intérieur, charte, etc.) permet de donner du poids aux travaux et de limiter la dilution.
Le choix des membres conditionne l’efficacité du comité. Dans une PME en transformation, il s’agit de :
Attention au piège des comités « entre pairs » ou dominés par l’entre-soi dirigeant-actionnaire : la diversité des profils garantit la richesse des discussions et évite le consensus mou.
Un comité projet doit combiner agilité et discipline : ordre du jour diffusé avant chaque réunion, chaque point lié à un objectif ou un indicateur, une animation qui laisse place à l’échange mais protège le temps collectif.
L’ancrage passe aussi par la ritualisation : réunions ne dépassant pas 1h30 (format bi-mensuel adapté), partage régulier d'avancées avec le CODIR (sans redondance inutile).
Les directions externalisées (finance, RH, DSI…) sont de plus en plus sollicitées dans les PME/ETI en transition. Leur présence au comité projet doit être pensée comme un support stratégique et non comme une délégation pure :
Bien utilisée, la direction externalisée fluidifie les échanges et accélère la prise de décision, tout en gardant la structure maîtresse de son projet de transformation.
Pour éviter l’effet « comité hors-sol », le reporting des décisions et leur suivi doivent descendre jusqu’aux équipes concernées, et pourquoi pas s’incarner dans des points réguliers d’équipe, dans l’intranet ou lors de briefings hebdomadaires.
L’enjeu clé : ancrer la culture projet et la gouvernance collaborative dans les réflexes de l’entreprise, au-delà de la durée du projet lui-même. Impliquer les relais internes, montrer les impacts concrets des actions du comité, et institutionnaliser les temps de retour d’expérience facilite l’appropriation collective et la pérennité des apports du comité.
La structuration d’un comité projet dans une PME s’accompagne de pièges classiques :
Quelques signaux faibles à surveiller : baisse de participation, récurrence des points non traités, souci de reporting post-réunion, ou sentiment d’inefficacité des équipes terrain. Un bon comité projet doit rester souple et exigent, évoluant au gré des transformations… quitte à disparaître une fois la mission aboutie !

François Joseph Viallon est cofondateur de Scale2Sell, où il accompagne des dirigeants dans leur passage à un nouveau palier de croissance jusqu’à la cession de leur entreprise.
Entrepreneur dans l’âme, il a fondé et dirigé StarDust, une société internationale spécialisée dans le test d’applications mobiles, qu’il a menée jusqu’à sa cession.Fort de cette expérience, il partage aujourd’hui les enseignements – succès comme erreurs – de son parcours pour aider d’autres dirigeants à structurer, valoriser et transmettre leur entreprise dans les meilleures conditions.
Il est également l'animateur du podcast Les interviews Scale2Sell et du programme d’accompagnement One Step Forward, pensé pour les dirigeants qui veulent anticiper et réussir leur transition.
François croit profondément à l’impact d’un collectif d’experts engagés, au service de dirigeants prêts à franchir une nouvelle étape.
François est papa de 2 garçons de 11 et 12 ans, il est basé à Marseille et en Haute-Savoie.

Coraline Thieller est partenaire chez Scale2Sell, où elle pilote la mise en place et l’organisation de l’assistanat au sein des entreprises accompagnées.Spécialiste des opérations et de la structuration des fonctions support, elle aide les dirigeants à déléguer efficacement, à fluidifier leur quotidien et à se recentrer sur leur rôle stratégique.
Avant de rejoindre Scale2Sell, Coraline a accompagné de nombreuses startups et PME dans leur structuration interne, en s’appuyant sur une approche à la fois humaine, pragmatique et orientée résultats.
Réactive, bienveillante et ultra opérationnelle, Coraline est la garante d’une assistante qui devient un vrai levier de performance.
Maman de 2 garçons de 15 et 5 ans, Coraline est basée à Aix en Provence