
Dans une PME ou une ETI, les managers jouent un rôle pivot, particulièrement lors d'une cession ou d’une forte accélération de la croissance. Leur départ anticipé peut déstabiliser l’entreprise, gripper la transmission ou effrayer les acquéreurs. Malheureusement, les outils classiques d’incitation tels que les stock-options, actions gratuites, ou BSPCE ne sont souvent ni adaptés, ni accessibles pour des structures de taille intermédiaire. Cela oblige à explorer des alternatives, plus souples mais tout aussi stratégiques, pour sécuriser la présence et la motivation de ces talents jusqu’au moment clé.
Instituer un système de bonus différé est une solution puissante. Elle consiste à conditionner une part significative de la rémunération variable à la présence du manager lors d’une échéance déterminée (par exemple la signature d’une vente, ou l’atteinte d’un palier de croissance). Plusieurs critères de performance peuvent être cumulés : EBITDA, CA, NPS ou gestion de l’équipe.
Inspirée des dispositifs bancaires et du conseil, cette prime est versée en partie chaque année, mais indexée croissante selon l’ancienneté ou la proximité de l’événement cible. Plus la date clef approche, plus l’incitation financière grossit.
Au-delà du résultat immédiat, attacher la rémunération variable à des indicateurs long terme (taux de rétention équipe, innovation, succès clients, transmission de compétences) favorise l’engagement dans la durée au service de l’entreprise, pas seulement de la rémunération ponctuelle.
Modifier le contrat de travail pour intégrer des clauses spécifiques liant, par exemple, le versement d’une prime conséquente à la présence effective le jour de la cession, ou jusqu’à une période définie après le closing. Ce mécanisme doit être balisé juridiquement, pour rester incitatif sans devenir une contrainte perçue comme punitive.
Proposer aux managers de participer à une part de la valeur créée sur un évènement rare (comme la vente), par un “sur-bonus” indexé sur la valorisation obtenue, ou la réalisation d’un objectif majeur. Cette logique de co-participation stimule l’engagement entrepreneurial, même sans actionnariat réel.
Structurer la rétention des managers clés en PME ou ETI n’est ni un gadget RH, ni un simple levier financier. C’est une opération stratégique qui conditionne la réussite d’une cession ou d’une accélération de la croissance. Miser sur des solutions alternatives, alignées avec la taille de votre entreprise et son horizon, vous évite bien des mauvaises surprises au moment crucial. Vous préparez votre entreprise à la fois à l’attractivité auprès des acquéreurs et à la robustesse interne. Pour aller plus loin, explorez nos autres guides ou échangez avec un expert Scale2Sell pour bâtir un plan sur-mesure adapté à votre réalité.

Coraline Thieller est partenaire chez Scale2Sell, où elle pilote la mise en place et l’organisation de l’assistanat au sein des entreprises accompagnées.Spécialiste des opérations et de la structuration des fonctions support, elle aide les dirigeants à déléguer efficacement, à fluidifier leur quotidien et à se recentrer sur leur rôle stratégique.
Avant de rejoindre Scale2Sell, Coraline a accompagné de nombreuses startups et PME dans leur structuration interne, en s’appuyant sur une approche à la fois humaine, pragmatique et orientée résultats.
Réactive, bienveillante et ultra opérationnelle, Coraline est la garante d’une assistante qui devient un vrai levier de performance.
Maman de 2 garçons de 15 et 5 ans, Coraline est basée à Aix en Provence